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Ouganda : Barbara Kyagulanyi et Bobi Wine, couple martyr et symbole de la répression féroce du régime de Museveni

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L’acharnement du pouvoir à Kampala contre l’opposant Bobi Wine et sa femme, agressée à son domicile samedi 24 janvier par des soldats, révèle la faiblesse d’un régime qui ne tient que grâce à la terreur.

Robert Kyagulanyi, alias Bobi Wine, chef de l'opposition ougandaise à l'élection présidentielle, et son épouse Barbara Kyagulanyi arrivent à Kampala pour voter, le 15 janvier 2026. (Rian Cope/AFP)
Publié le 25/01/2026 à 19h28

Elle est brillante – diplômée de l’Université de Londres -, connue pour son engagement humanitaire dans son pays natal, l’Ouganda. Ce dimanche 25 janvier, Barbara Itungo Kyagulanyi, 41 ans, est apparue, telle une vestale victime de l’oppression, sur un lit d’hôpital à Kampala, capitale de ce pays enclavé au cœur de l’Afrique de l’Est.

Elle y avait été transférée la veille au soir après avoir été menacée, battue et même piétinée. En pleine nuit, un impressionnant déploiement d’hommes «musclés et bardés d’armes», a soudain envahi sa maison, avant de la saccager. Brisant portes et fenêtres, fouillant partout, puis emportant ordinateurs, portables ou documents divers trouvés dans cette vaste villa du quartier de Magere. Une nuit d’horreur dont Barbara Itungo Kyagulanyi a cru ne jamais sortir vivante, confessera-t-elle le lendemain sur son lit d’hôpital. Des images et des propos largement répercutés sur les réseaux sociaux.

Comment justifier une telle furie de violences, face à une femme qui ne représente aucun danger ? Du moins, en principe. «Tu as épousé le traître», lui lanceront ses agresseurs. «Le traître» ? C’est lui, en réalité, le «danger», aux yeux de la dictature qui règne en Ouganda :

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