Des milliers de personnes dans les rues de la capitale de Madagascar, Antananarivo, et des autres villes principales du pays. La Grande Ile a connu lundi 29 septembre une nouvelle journée de mobilisation massive, à l’initiative du collectif de jeunes Gen Z Madagascar, né sur les réseaux sociaux en dehors de toute structure politique ou syndicale traditionnelle. La police a tiré des gaz lacrymogènes contre les manifestants et un député d’un petit parti a été arrêté à son tour. Un nouveau signal de la logique répressive adoptée par les autorités depuis le début, jeudi 25 septembre, du mouvement déclenché par l’exaspération des habitants face aux coupures à répétition d’eau et d’électricité. Au moins 22 personnes auraient été tuées depuis la semaine dernière, selon l’ONU, dont le Haut-Commissaire aux droits de l’homme s’est dit «choqué», par la réponse des autorités malgaches.
Quelle est la situation à Madagascar ?
Le 19 septembre, deux élus d’opposition d’Antananarivo ont été arrêtés, accusés d’avoir forcé l’entrée du Sénat. La veille, ils s’étaient présentés devant l’enceinte parlementaire avec des bidons jaunes pour dénoncer les pénuries d’eau dont souffrent les habitants de la capitale. Leur interpellation, cumulée aux heurts qui ont opposé le 24 septembre la police et des étudiants de l’Ecole supérieure polytechnique en colère contre les coupures d’électricité dans leur établissement, a nourri le ressentiment de la population. Résultat : jeudi 25 septembre, les appels à la mobilisation ont été massivement




