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Présidentielle en Ouganda : Bobi Wine, l’espoir d’une population de plus en plus réprimée

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L’ancienne star du reggae repart, pour la deuxième fois, à l’assaut des urnes dans un climat de violence inouïe jeudi 15 janvier. Sur lui, reposent les attentes de la génération Z, qui défie aujourd’hui les régimes autoritaires en Afrique de l’Est.

Bobi Wine lors d'une meeting électoral, le 8 décembre. (Abubaker Lubowa/REUTERS)
Publié le 13/01/2026 à 6h21, mis à jour le 13/01/2026 à 17h02

Parmi les cinq candidats qui s’opposent au président sortant, Yoweri Museveni, au pouvoir depuis quarante ans, c’est le seul qui s’impose. Le seul dont on retiendra le nom, même s’il est déclaré vaincu à l’issue de la présidentielle qui se déroule jeudi 15 janvier en Ouganda. Robert Kyagulanyi Ssentamu, alias Bobi Wine – son nom de scène, adopté du temps où il était une star du reggae régional –, est déjà entré dans l’histoire de ce pays enclavé de l’Afrique de l’Est, qui n’a jamais connu la démocratie.

Le duel électoral qui l’oppose au vieux président de 81 ans relève avant tout d’un conflit de générations : aujourd’hui âgé de 43 ans, Bobi Wine en avait 3 quand l’homme fort du pays a pris le pouvoir par les armes. Et son engagement politique – à partir de 2017, lorsqu’il a coupé ses dreadlocks et abandonné la musique – s’inscrit dans le mouvement de contestation, dont le fer de lance est la génération Z, qui a embrasé encore récemment l’Afrique de l’Est. De Madagascar à la

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