Et un de plus. Le président sortant de l’Ouganda Yoweri Museveni, à la tête du pays depuis 1986, a été sans surprise proclamé vainqueur de la présidentielle par la commission électorale, samedi 17 janvier. Un scrutin pour lequel des observateurs africains ont dénoncé un climat d’intimidation ayant érodé la confiance du public au détriment de son principal opposant, le chanteur de raggamuffin Bobi Wine.
Ex-guérillero libérateur devenu despote, âgé de 81 ans officiellement, Museveni décroche donc un septième mandat consécutif et prolonge ses presque 40 ans à la tête du pays d’Afrique de l’Est. Un règne qui s’est principalement appuyé sur un contrôle total de l’appareil électoral et sécuritaire.
Dernier exemple en date, l’assignation à résidence et à la tentative de rapt du candidat dissident Bobi Wine, dénoncées par l’entourage du candidat, qui a annoncé samedi avoir réussi à échapper à ses kidnappeurs, sans pour autant être revenu chez lui.
Selon les résultats finaux annoncés samedi par le président de la commission électorale Simon Mugenyi Byabakama, Yoweri Museveni est crédité de 71,65% des suffrages, contre 24,72% pour Bobi Wine. Lors de leur précédent duel, en 2021, après une campagne déjà extrêmement violente et des soupçons de fraudes massives, ce dernier avait obtenu 34,8% contre 58,6% attribuées à Museveni.




