Menu
Libération
RDC

Procès d’un ex-chef de guerre congolais, Roger Lumbala : «C’est dangereux de venir témoigner à Paris»

Réservé aux abonnés

Jugé pour «crimes contre l’humanité» depuis le 12 novembre, Roger Lumbala refuse de comparaître à son procès. Malgré son absence, témoins et victimes évoquent les violences, la peur et les menaces qu’ils continuent à recevoir.

Roger Lumbala, ex-chef du mouvement rebelle congolais RCD-N, à Kampala (Ouganda) en février 2013. (Isaac Kasamani /AFP)
Publié le 29/11/2025 à 8h52

Chaque jour, le box de l’accusé reste obstinément vide. De même que le banc attribué à sa défense, tout autant déserté. Roger Lumbala, l’homme qui est censé être jugé devant la cour d’assises de Paris, refuse de comparaître et a récusé ses avocats dès le deuxième jour de ce procès pour «crimes contre l’humanité», qui s’est ouvert le 12 novembre.

Il faut bien s’adapter à cette absence, dans cette salle d’audience où, pour la première fois, sont examinés des crimes commis en République démocratique du Congo (RDC), en vertu de la règle de la compétence universelle, qui autorise la justice française à juger des étrangers ayant commis des crimes à l’étranger sur des étrangers, si l’accusé se trouve en France. Les crimes reproché

Dans la même rubrique