La déclaration a pu surprendre : jeudi à Washington, l’ambassadrice du Rwanda a, pour la première fois publiquement, admis les liens entre son pays et un groupe rebelle congolais qui occupe désormais une grande partie de la zone frontalière à l’est de la république démocratique du Congo (RDC). Le timing est presque trop parfait : ce mardi 27 janvier, voilà justement un an que l’AFC-M23 a pris le contrôle de Goma, la capitale du Nord-Kivu, située en face du Rwanda. Depuis, ces rebelles soutenus par le Rwanda se sont emparés en février de Bukavu, capitale de la province voisine du Sud-Kivu. Et gèrent désormais un territoire de la taille de la Belgique.
Jusqu’à présent, le Rwanda avait nié toute implication dans le conflit qui affecte la région frontalière. Malgré les nombreux rapports présentés à l’ONU et les accusations de plusieurs ONG des droits de l’homme, pointant la présence de forces rwandaises au côté du M23. Créé en 2012, ce groupe armé rassemblait au départ des officiers tutsis congolais s’estimant victimes de discrimination. Désormais, il s’appuie également sur




