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Interview

Relation France-Maroc : «Rabat a opéré un tournant vers une diplomatie plus agressive vis-à-vis de ses alliés»

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Aboubakr Jamaï, directeur du programme des relations internationales à l’Institut américain universitaire d’Aix-en-Provence, explique la «fragilité» actuelle des liens entre les deux pays.

Emmanuel Macron et Mohammed VI à l'Elysee le 10 avril 2018. (Yoan Valat/EPA/MAXPPP)
Publié le 14/12/2022 à 7h41

Affaire Pegasus, restrictions dans la délivrance des visas français, visite d’Emmanuel Macron à Alger… Depuis un an et demi, les motifs de contentieux entre Paris et Rabat s’accumulent. La ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna, est attendue jeudi dans le royaume pour désamorcer ces tensions. «La logique voudrait que la température redescende», estime Aboubakr Jamaï, directeur du programme des relations internationales à l’Institut américain universitaire d’Aix-en-Provence. Mais l’ex-journaliste d’investigation, qui fut directeur du Journal hebdomadaire, coulé en 2010, relève que «la sympathie pour la France, au Maroc, se rétrécit».

Le «partenariat d’exception» longtemps vanté par la France et le Maroc est-il toujours une réalité ?

Oui, ce partenariat d’exception existe toujours. Il est dans une phase fragile, il a même rarement été aussi ténu, mais il reste des lignes de forces, structurelles, qui dominent la relation entre Paris et Rabat. Notamment économiques, car des deux côtés, il existe une certaine dépendance. Le Maroc est le premier partenaire commercial de l

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