Il a été confronté aux pires tragédies du XXe siècle, et à ceux qui ont été accusés d’en être les principaux instigateurs. Serge Brammertz a été le procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) à partir de 2008. L’année où sera enfin appréhendé Radovan Karadzic. Trois ans plus tard, c’est Ratko Mladic, qui est arrêté après plus de quinze ans de cavale. Les deux principaux responsables de la purification ethnique dans l’ex-Yougoslavie seront condamnés à la prison à vie. Fort de ce bilan déjà impressionnant, le magistrat belge âgé de 59 ans est désormais le procureur en charge des «mécanismes résiduels» qui assurent la continuité du TPIY et du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), chargé de juger les responsables du génocide des Tutsis du Rwanda en 1994. Et dans ce cadre a déjà réalisé une nouvelle prise historique : l’arrestation, il y a près d’un an, en France, de Félicien Kabuga, un homme d’affaires rwandais soupçonné d’avoir été «le financier» du génocide, et qui pendant plus de vingt-cinq ans avait réussi à
Interview
Rwanda : «Nous avons changé de méthode pour traquer les fugitifs»
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Le procureur Serge Brammertz, chargé des «mécanismes résiduels» qui continuent le travail des anciens tribunaux internationaux pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda, revient sur l’arrestation en France de Félicien Kabuga, soupçonné d’être le «financier» du génocide, et la nécessaire poursuite des criminels de guerre.
Avis de recherche de Félicien Kabuga dans un journal kényan, le 12 juin 2002. (George Mulala/Reuters)
Publié le 10/05/2021 à 19h49
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