Dans les travées de l’Université Cheikh-Anta-Diop (Ucad), la chambre 45 du bâtiment G est pleine à craquer. Encore plus que d’habitude dans ce dortoir qui accueille, chaque nuit, 21 pensionnaires pour 12 lits disponibles. Les membres de la Jeunesse patriotique du Sénégal (JPS) se sont réunis pour faire le point sur la condamnation le 8 mai de leur leader, Ousmane Sonko, à six mois de prison avec sursis pour «diffamation» et «injure publique». Une peine qui pourrait entraîner son inéligibilité pour la présidentielle de février 2024. Arrivé troisième à l’élection présidentielle de 2019, cet ancien inspecteur des impôts âgé de 48 ans est aujourd’hui considéré comme le principal challenger de l’actuel président Macky Sall, soupçonné de vouloir briguer un troisième mandat, pourtant proscrit par la Constitution.
Reportage
Tensions politiques au Sénégal : «L’Université Cheikh-Anta-Diop est surveillée comme du lait sur le feu»
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Depuis Mai 68, la plus grande université du pays est au centre des contestations. Dans les travées du campus dakarois, le torchon brûle entre les militants du camp présidentiel et la jeunesse acquise à Ousmane Sonko, alors que le procès pour viols de l’opposant politique s’ouvre ce mardi 16 mai.
Des membres de la police sénégalaise aux abords de l'Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, le 29 mars. (John Wessels/AFP)
Publié le 16/05/2023 à 9h21
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