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Interview

Tigré occidental : «On assiste depuis début novembre à une nouvelle vague d’atrocités»

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Amnesty et Human Rights Watch ont alerté jeudi sur les abus commis ces dernières semaines par les milices amhara et les forces de sécurité régionales sur les civils tigréens. Le chercheur Jean-Baptiste Gallopin revient sur les témoignages recueillis auprès d’une trentaine de témoins et survivants.

Un rassemblement à Londres, le 19 octobre, contre la sanglante guerre civile qui se joue à huis clos dans le Tigré occidental, une des neuf régions de l'Ethiopie. (SOPA Images/SOPA Images/LightRocket via Gett)
Publié le 16/12/2021 à 18h25

Au Tigré occidental, les forces de sécurité et les milices amhara sont responsables de nouvelles horreurs envers les Tigréens, alerte un long communiqué de presse conjoint d’Amnesty International et de Human Rights Watch (HRW), publié ce jeudi. Depuis le début du mois novembre, les deux organisations de défense des droits de l’homme ont documenté des vagues de détention massive, d’homicides et d’expulsions forcées de Tigréens – y compris des femmes, enfants, personnes âgées et malades – dans ce territoire situé dans le nord de l’Ethiopie. «Les Tigréens, quels que soient [leur] sexe et leur âge, ont été emmenés dans une école […]. Ils ont séparé les vieux des jeunes, ont pris leur agent et leurs biens. Les plus âgés ont embarqué dans de gros camions [en direction] de l’est, sans rien, alors que les jeunes sont restés», décrit notamment un homme de la ville de Rawyan, qui a assisté à l’une des rafles organisées par les milices régionales d’Amhara, notamment les groupes connus sous le nom de Fanos.

Depuis un an, ce grand pays de la Corne de l’Afrique est en proie à une sanglante guerre civile qui se joue à huis clos. Selon l’ONU, le conflit a déjà fait plusieurs m

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