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Solidarité internationale

Aide au développement : pour le secteur humanitaire français, des coupes drastiques et délétères

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La France, comme l’Allemagne, le Royaume-Uni ou les Etats-Unis, a massivement diminué ses budgets d’aide internationale. Les ONG françaises se retrouvent étranglées, contraintes à la suppression de milliers de postes et à l’abandon de projets, y compris dans les pays les plus vulnérables.

A Gaza, le 17 novembre 2025, des habitants attendent de recevoir des vivres distribués par le Programme alimentaire mondial. (Saeed M. M. T. Jaras/Anadolu via AFP)
Publié le 28/11/2025 à 5h47

Ce n’est pas une crise de plus. Ce n’est pas comme lors de la pandémie de Covid-19 en 2020 ou de la crise financière de 2007-2008, lorsque la réduction des financements n’avait été que temporaire. Le choc est cette fois plus profond, plus violent, «systémique et historique», quasi impossible à amortir, comme le note Coordination Sud, fédération de 188 ONG françaises et internationales, dans une enquête que Libération a pu consulter. Il frappe les organisations elles-mêmes, en passe de supprimer environ 10 000 postes, et les populations qu’elles aident. Le secteur humanitaire ne peut plus encaisser l’effondrement des budgets d’aide publique au développement (APD).

Certes, la France n’est pas la seule à tourner le dos aux populations les plus vulnérables. Cette politique est aussi menée par des bailleurs majeurs, tels l’Allemagne ou le Royaume-Uni. Les Etats-Unis de Donald Trump ont été encore plus radicaux, en

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