La règle énoncée par Tchekov est claire : si, au premier acte, un fusil apparaît accroché au mur, alors c’est qu’il devra bien servir à faire feu lors des actes suivants. Que penser dès lors des quelque 100 000 fusils stratégiquement positionnés aux portes de l’Ukraine par la patrie d’Oncle Vania ? C’est la situation qu’ont décrite une nouvelle fois, pour la dénoncer, les Etats-Unis et leurs alliés européens lors d’une session publique du Conseil de sécurité de l’ONU lundi matin, convoquée en urgence par les Américains pour redire, par la voix de leur ambassadrice, la nécessite de «la désescalade» et leur inquiétude, auxquelles ont fait écho les discours français, britannique, albanais ou lituanien. Tous conviennent que, face à la menace d’une «agression» possiblement «imminente» par «la mobilisation de troupes la plus importante en Europe depuis des décennies», la voie diplomatique doit primer mais l’Ouest s’active à la possibilité d’une contre-attaque coordonnée.
Depuis Washington, Joe Biden avait donné le ton en marge de la réunion : «Le monde doit voir clairement quelles actions la Russie menace d’eng




