Il est bientôt 9 heures du matin et le parking du Home Depot de Wilshire Boulevard, à l’ouest du centre-ville de Los Angeles, est humainement vide. Il y a bien des voitures et des pick-up de particuliers qui viennent faire quelques achats dans ce magasin de grande distribution, mais les travailleurs sont partis. Ils se terrent chez eux lorsqu’ils ne croupissent pas dans les geôles de l’ICE, la police migratoire américaine. «Jusqu’à la semaine dernière, on voyait plus d’une centaine de bonshommes ici le matin, qui cherchaient du boulot», raconte Thomas (1), un Mexicain naturalisé qui fait «du business» à côté. Ce matin, ils ne sont que trois. Ils ont le regard fuyant et leur méfiance les rend mutiques. «Ce sont les seuls qui osent encore venir, parce qu’ils n’ont pas le choix, traduit Thomas. Les autres se cachent.»
Reportage
A Los Angeles, les travailleurs sans papiers face à la politique de la terreur : «Mon père se planque parce qu’un milliardaire veut se débarrasser de nous»
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Depuis une semaine, et l’intensification des raids de la police migratoire contre les migrants clandestins, la plupart des travailleurs immigrés se terrent pour échapper aux arrestations arbitraires. Et certains pans de l’économie californienne s’en trouvent menacés.
Manifestation de soutien dans une station de lavage de voitures fermée après de raids de l'ICE, à Los Angeles, le 11 juin 2025. (Spencer Platt/Getty Images.AFP)
Publié le 14/06/2025 à 10h22
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