C’est une histoire de chute libre, énigmatique et abyssale, d’une enfance dorée dans le faste d’un manoir oxfordien de 53 pièces à la crasse d’une cellule insalubre de 5 m², dont l’épilogue s’écrit à partir de ce lundi à New York. Après celui en 2020 du producteur hollywoodien Harvey Weinstein, le tribunal fédéral de Manhattan accueille pour six semaines un autre procès emblématique de l’ère #MeToo. Sauf que cette fois, fait rare, une femme se retrouve face à la justice : Ghislaine Maxwell, née il y a cinquante-neuf ans dans une richissime famille franco-britannique, est accusée d’avoir «aidé, facilité et contribué» à «l’exploitation sexuelle» d’adolescentes par le financier américain Jeffrey Epstein. Arrêté en juillet 2019, le milliardaire au carnet d’adresses très fourni s’est pendu un mois plus tard en prison, faisant de Maxwell, son ancienne compagne, confidente et associée, la cible principale des procureurs new-yorkais.
Etats-Unis
Affaire Epstein : Ghislaine Maxwell, accusée de substitution
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Accusée d’avoir participé aux côtés de Jeffrey Epstein, mort en 2020, à l’exploitation sexuelle de mineures, Ghislaine Maxwell est jugée à partir de lundi à New York. Ses avocats et ses proches dénoncent un procès inéquitable et l’acharnement du gouvernement américain.
Ghislaine Maxwell, le 2 septembre 2000. (Chris Ison/AP)
Publié le 28/11/2021 à 15h41
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