La mort de six otages israéliens à Gaza dont un citoyen américain, exécutés par le Hamas en fin de semaine, peut-elle faire basculer les négociations autour d’une trêve dans l’enclave palestinienne dévastée ? Les atermoiements et faux espoirs des derniers mois incitent certes à la plus grande prudence, voire à un pessimisme réaliste. Mais tant en Israël, où la pression s’accentue sur le gouvernement Nétanyahou, qu’aux Etats-Unis, où le sujet menace de peser sur le sprint final de la campagne présidentielle, un sentiment d’urgence semble s’installer depuis la découverte, par l’armée israélienne, des six dépouilles dans un tunnel de Rafah.
«Les prochains jours seront déterminants pour la libération des otages», a confié dimanche soir le conseiller américain à la Sécurité nationale, Jake Sullivan, lors d’une conférence téléphonique avec les proches des sept Américains toujours détenus par le Hamas à Gaza. Signe de l’importance accordée par la Maison Blanche à ce dossier, le principal conseiller de Joe Biden pour le Moyen-Orient, Brett McGurk, maillon essentiel des pourparlers indirects menés notamment à Doha et au Cair




