A cette heure très matinale, le self de la station-service à la sortie du village d’Uribelarrea, loin dans la province de Buenos Aires, résonne des rires et des accolades d’une dizaine de producteurs agricoles venus y prendre ensemble leur premier café de la journée. «Je t’assure qu’il y a deux semaines, c’était une autre ambiance, ça ne rigolait pas des masses, raconte l’un d’eux en touillant dans son gobelet en polystyrène. On est très soulagés. Optimistes, même.» Si la tradition des bars de gauchos aux murs de briques et au pousse-café à la gnole locale a presque disparu, remisée dans les années 90 au profit de la modernité aseptisée des néons et des distributeurs automatiques, l’habit traditionnel du «campo» argentin est encore de rigueur ici : béret basque et pantalon de gaucho ouvert à la cheville, traînant sur des espadrilles.
Reportage
Argentine : le «campo» au service de Milei pour une «dépéronisation du pays»
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Les grands propriétaires de terrains agricoles, tout comme les milieux d’affaires, ont largement soutenu le candidat anarcho-capitaliste au second tour de l’élection présidentielle du 19 novembre. Ils y voient un coup politique au profit de la droite.
Javier Milei salue des partisans lors d’un rassemblement de campagne, le 16 octobre, dans la province de Buenos Aires, en Argentine. (Luis Robayo /AFP)
Publié le 02/12/2023 à 16h19
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