Menu
Libération
Combat

Brésil: Dom Phillips et Bruno Pereira, les nouveaux martyrs de la protection de l’Amazonie

Réservé aux abonnés

Les noms de Dom Phillips et de Bruno Pereira s’ajoutent à une longue liste d’activistes assassinés pour avoir défendu l’environnement et les populations autochtones contre des atteintes qui se sont aggravées sous la présidence de Bolsonaro.

le journaliste britannique Dom Phillips et son guide brésilien, l’anthropologue Bruno Pereira, ont été assassinés au début du mois de juin. (Carla Carniel /Reuters)
ParChantal Rayes
correspondante à São Paulo
Publié le 25/06/2022 à 12h11

Assassinés au début du mois, le journaliste britannique Dom Phillips et son guide brésilien, l’anthropologue Bruno Pereira, sont les nouveaux martyrs de l’Amazonie. Sur les réseaux sociaux, leurs visages apparaissent aux côtés de ceux de Chico Mendes, le chef de file des seringueiros (extracteurs de latex), et de la missionnaire américaine Dorothy Stang, tous deux tombés sous les balles de propriétaires terriens, en 1988 et 2005.

Ce double meurtre a jeté une lumière crue sur la violence qui fait rage dans les campagnes, et en particulier dans la forêt amazonienne. Selon l’association Global Witness, le Brésil est un véritable tombeau pour les Amérindiens et leurs défenseurs, les écologistes et les paysans sans terre, bref, tous ceux qui se battent pour la terre et la préservation de ses richesses. Aucun autre pays n’a connu un tel nombre de victimes – 307 – sur la période analysée, entre 2012 et 2020. Et dans leur écrasante majorité, ces crimes ne sont pas élucidés.

Dans le cas du légendaire Chico Mendes, la formidable pression internationale pour retrouver et juger ses meurtriers avait porté ses fru

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique