Des forces de l’ordre en alerte maximum, de la tension dans l’air, voire, écrit le journaliste Ricardo Kotscho, une «peur diffuse». Et sur toutes les lèvres, cette question : que se passera-t-il mercredi 7 septembre au pays de Jair Bolsonaro ? En ce bicentenaire de son indépendance du Portugal, et à moins d’un mois de la présidentielle (premier tour le 2 octobre), l’ambiance n’est pas au rendez-vous. Car pour la deuxième année consécutive, le président sortant, qui brigue un second mandat en situation défavorable face au favori Lula da Silva, le leader de gauche qui gouverna le pays entre 2003 et 2010, prend en otage la fête nationale.
Reportage
Un an plus tôt jour pour jour, le 7 septembre 2021, le Brésil frôlait la rupture institutionnelle. L’assaut de groupes bolsonaristes contre la Cour suprême avait été repoussé in extremis, tandis que l’homme fort de Brasília, entouré de ses partisans, menaçait d’ignorer les décisions de




