Rafael Belaúnde, du parti de droite Libertad Popular, probable candidat à la présidence du Pérou en avril, a échappé à une attaque par balles, mardi 2 décembre, alors que le pays est en proie à une hausse de la violence liée à la criminalité organisée.
L’attaque contre Rafael Belaúnde s’est produite à Cerro Azul, à 150 km au sud de Lima. Deux personnes circulant sur une moto ont tiré «huit ou neuf coups de feu» sur le véhicule dans lequel se trouvaient Belaúnde et son chauffeur, a déclaré à la presse le chef de la police péruvienne, le général Oscar Arriola. Le dirigeant a riposté à l’aide de son arme et a tiré «au moins douze coups».
L’échange de tirs n’a pas fait de blessé par balle, a assuré la police. Le général Arriola n’a pas précisé les raisons de l’attaque, ni si les éclats du pare-brise avaient atteint le responsable politique ou son chauffeur. Des images diffusées par Belaúnde le montrent légèrement blessé au visage, la chemise tachée de sang.
La pré-campagne endeuillée
Les élections générales se tiendront le 12 avril afin d’élire pour cinq ans le ou la président·e de la République, ses vice-président·es ainsi que les 130 député·es du Congrès de la République.
Rafael Belaúnde, entrepreneur de 50 ans, a cofondé en 2021 le parti Libertad Popular, de ligne conservatrice et libérale. Petit-fils de l’ancien chef d’Etat Fernando Belaúnde Terry, deux fois président, dans les années 60 puis 80, il a été brièvement ministre de l’Energie et des Mines en 2020, pendant 22 jours, durant




