Menu
Libération
Analyse

Au Proche-Orient, Washington entre agitation et désillusion

Réservé aux abonnés

Alors que les Etats-Unis pilotent les négociations et déploient leur soutien militaire, de plus en plus d’observateurs s’interrogent sur les possibilités réelles d’obtenir une trêve.

Le secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken, à Tel-Aviv le 20 août. (Kevin Mohatt/AFP)
Publié le 25/08/2024 à 19h45

Doha, Le Caire, Tel-Aviv, Amman. Tout ce que les Etats-Unis comptent de sommités diplomatico-militaires sillonne à nouveau, depuis une semaine, les capitales du Proche-Orient. Le secrétaire d’Etat, Antony Blinken, a achevé mardi au Qatar sa neuvième tournée régionale depuis le 7 Octobre. Le chef d’état-major des armées, le général C.Q. Brown, a atterri samedi en Jordanie. Le patron de la CIA, Bill Burns, et le principal conseiller de la Maison Blanche pour la région, Brett McGurk, poursuivent en Egypte les négociations pour un cessez-le-feu à Gaza. Quant au président Joe Biden et au secrétaire à la Défense, Lloyd Austin, ils ont conversé respectivement par téléphone avec le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et son ministre de la Défense, Yoav Gallant.

Washington s’implique et tient à le faire savoir, à grand renfort de communiqués, points presse et citations anonymes distribuées aux grands médias américains. A l’unisson, toutes les prises de parole venues de la Maison Blanche, du département d’Etat ou de la Défense décrivent la stratégie bicéphale de Washington, ainsi résumée jeudi par la porte-parole du Pentagone : «Nous restons concentrés sur les efforts visant à désamorcer les tensions dans la région tout en restant concentrés sur l’obtention d’un accord de cessez-le-feu […]

Dans la même rubrique