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Libération
Amérique du Sud

Au Venezuela, le gouvernement annonce la libération de 116 prisonniers

Il s’agit de la deuxième vague de libération de détenus après la capture du président Maduro. Les chiffres avancés par l’exécutif maduriste restent toutefois contestés par l’ONG Foro Penal, spécialiste des détenus politiques.

Des proches de détenus patientent près de la prison El Rodeo, dans l'Etat de Miranda, le 10 janvier. (Gaby Oraa/REUTERS)
Publié le 12/01/2026 à 15h07

Nouvelle vague de libérations au Venezuela. Le pouvoir de Caracas a annoncé avoir libéré 116 détenus lundi matin, plus d’une semaine après la capture du président Nicolás Maduro.

L’ONG Foro Penal, qui s’occupe des détenus politiques, n’a quant à elle recensé que 24 nouvelles libérations dont deux Italiens. Depuis jeudi 8 janvier, les levées d’écrou ont lieu au compte-goutte, avec de nombreuses familles qui attendent la remise en liberté de leurs proches devant les prisons. «Ces mesures ont bénéficié à des personnes privées de liberté pour des faits liés à la perturbation de l’ordre constitutionnel et à l’atteinte à la stabilité de la Nation», a indiqué le ministère du Service pénitentiaire, dans un communiqué.

Le gouvernement vénézuélien ne fait toutefois pas de lien avec l’intervention américaine dans le pays qui a précipité la chute du président Maduro, à qui il attribue la paternité de ces libérations. Selon le texte publié à cette occasion, ces libérations «s’inscrivent dans le cadre de la révision intégrale des dossiers, initiée volontairement par le président constitutionnel Nicolás Maduro Moros. Ce processus s’est poursuivi sous la direction de la présidente par intérim Delcy Eloína Rodríguez Gómez, dans le cadre d’une politique axée sur la justice, le dialogue et la préservation de la paix».

Deux Italiens parmi les libérés

Parmi les prisonniers libérés, deux ressortissants italiens. Ce qui a conduit la Première ministre d’extrême droite Giorgia Meloni, qui n’a pas condamné l’intervention américaine, à se réjouir sur ses réseaux sociaux. Elle a dit «accueillir avec joie et satisfaction la libération de nos compatriotes Alberto Trentini et Mario Burlò, qui se trouvent désormais en sécurité à l’ambassade d’Italie à Caracas».

Elle a salué «la collaboration constructive» des autorités locales, «ainsi que toutes les institutions et à toutes les personnes qui, en Italie, ont travaillé avec engagement et discrétion pour atteindre ce résultat important».

Des groupes de défense des droits humains estiment qu’entre 800 et 1 200 personnes sont faites prisonnières pour des raisons politiques au Venezuela. La libération de certains d’entre eux, entamée le 8 janvier, a notamment conduit Donald Trump à affirmer qu’il avait «annulé» une deuxième vague d’attaques. Envieux des réserves de pétrole vénézuélien, les plus étendues au monde mais aussi les plus sales, il affirme depuis la capture de Maduro être «aux commandes» du pays. Sur son propre réseau Truth Social, il a partagé un visuel d’une fausse page Wikipédia à son nom où il se présentait comme le «président en fonction» du Venezuela.

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