Parce qu’elle se rêve hors du temps, affranchie des modes et des tumultes politiciens, la Cour suprême des Etats-Unis a le goût du rituel et des traditions bien entretenues, année après année. Et la plus intouchable d’entre elles est sans doute ces grandes vacances qu’elle s’octroie chaque été à compter du 1er juillet. Un congé auquel s’adonne la plus haute juridiction du pays après s’être immanquablement livrée à une période de crunch : quelques intenses semaines où sont tranchées à la chaîne les affaires les plus décisives, attendues et donc fracassantes que les neuf magistrats qui la composent aient eues à examiner au cours de l’exercice finissant. Avant la quille, les dernières semaines de juin sont donc celles où se carambolent toutes les décisions format «blockbuster», de nature à faire et défaire les fondations du droit américain. Or, à ce jour, il reste cette année encore aux juges à se prononcer sur une pile anormalement épaisse de dossiers présentant des enjeux d’une magnitude très élevée.
En tête, figure forcément la question de l’immunité présidentielle absolue dont se réclame Donald Trump, afin d’esquiver les procédures judiciaires qui le menacent, de Washington à




