Quand on pèse plus de 250 milliards de dollars, qu’on a le culot de se payer la tête de Joe Biden sur les réseaux sociaux et de vouloir racheter Twitter pour «y restaurer la liberté d’expression», on ne devrait craindre aucun sujet tabou. Pas même celui du droit à l’avortement, qui déchire plus que jamais l’Amérique. Et pourtant… En 2021, Elon Musk, se disant fatigué des lois «woke» de Californie, avait entamé le transfert d’une grande partie de ses entreprises SpaceX et Tesla vers le Texas, Etat républicain et fief du trumpisme, qui venait, grâce au silence complice de la Cour suprême, d’interdire carrément l’IVG au-delà de six semaines de grossesse sous peine de poursuites civiles contre les médecins et tout «complice».
Guerre culturelle
Aux Etats-Unis, les grandes entreprises entraînées dans la bataille de l’avortement
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Alors que la Cour suprême devrait abroger en juin le droit à l’IVG au niveau fédéral, les grandes entreprises, souvent présentes à la fois dans des Etats conservateurs et progressistes, redoutent d’avoir bientôt à choisir leur camp.
Lors d'une manifestation pour le droit à l'avortement, à Boston, le 8 mai. (Joseph Prezioso/AFP)
Publié le 13/05/2022 à 16h42
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