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Avec l’inculpation de James Comey, l’ex-chef du FBI, Donald Trump met ses promesses de vengeance à exécution

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Inculpé jeudi 25 septembre pour faux témoignage et obstruction, James Comey est la première victime de la croisade vengeresse du président américain, déterminé à utiliser la justice pour cibler ses rivaux.

Le directeur du FBI James Comey lors de son témoignage au Capitole devant la commission judiciaire du Sénat sur la «Surveillance du Bureau fédéral d'enquête». Trump l'avait limogé dans la foulée. (Carolyn Kaster/AP)
Publié le 26/09/2025 à 7h13

Vengeance, acte I. En faisant inculper James Comey, l’ancien patron du FBI qui l’avait défié dès les premières semaines de son premier mandat, Donald Trump a déclenché jeudi 25 septembre la revanche qu’il promet à ses ennemis politiques depuis des années, et plus particulièrement depuis son retour au pouvoir en janvier. Ce coup de force pénal, rendu possible par la nomination il y a quelques jours d’une fidèle trumpiste à un poste clé de procureur, secoue les fondements de l’indépendance judiciaire américaine, plus que jamais menacée par le locataire de la Maison Blanche.

Ce jeudi, un grand jury fédéral de l’Etat de Virginie a retenu deux chefs d’accusation contre Comey, âgé de 64 ans : fausse déclaration au Congrès et entrave à une enquête parlementaire. Officiellement, les deux inculpations, passibles selon le ministère de la Justice de cinq ans d’emprisonnement, sont liées au témoignage de Comey devant la Commission judiciaire du Sénat américain, le 30 septembre 2020. Ce jour-là, il était interrogé sur l’enquête du FBI sur

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