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Derrière les barreaux

Brésil : l’ex-président Jair Bolsonaro placé en détention provisoire

La défense de l’ex-président brésilien avait demandé vendredi à la justice qu’il purge chez lui la peine de 27 ans de prison à laquelle il a été condamné pour tentative de coup d’Etat.

L'ancien président brésilien Jair Bolsonaro à la sortie d'un hôpital de Brasilia, le 16 août. (Evaristo Sa/AFP)
Publié le 22/11/2025 à 12h04, mis à jour le 22/11/2025 à 12h26

L’ex-président brésilien Jair Bolsonaro a été placé en détention provisoire ce samedi 22 novembre. Une décision que la justice a justifiée par la crainte que ce dernier ne s’enfuie. «Il a été fait prisonnier, mais je ne sais pas pourquoi», avait fait savoir un peu plus tôt à l’AFP Celso Vilardi, l’un de ses avocats. La police fédérale a indiqué dans un communiqué avoir exécuté un mandat de détention provisoire en application d’une décision de la Cour suprême. Une source proche du dossier a indiqué à l’AFP qu’il s’agissait bien de l’ancien chef d’Etat.

La défense du prédécesseur d’extrême droite de Lula avait demandé vendredi à la justice qu’il purge chez lui la peine de 27 ans de prison à laquelle il a été condamné pour tentative de coup d’Etat, en invoquant ses problèmes de santé. Agé de 70 ans, Bolsonaro, assigné à résidence depuis août, était menacé d’une incarcération dans les prochains jours.

Appel rejeté

L’ancien président d’extrême droite (2019-2022) a été déclaré coupable en septembre d’avoir été le chef d’une «organisation criminelle» ayant conspiré pour assurer son «maintien autoritaire au pouvoir» après la victoire de son rival de gauche, Luiz Inacio Lula da Silva, lors du scrutin d’octobre 2022.

La Cour suprême a formellement rejeté la semaine dernière l’appel interjeté par Bolsonaro de sa condamnation. Mais sa défense a encore la possibilité d’appels supplémentaires jusqu’en début de semaine. Elle a fait savoir ce vendredi qu’elle allait «déposer les recours appropriés» mais cherche d’ores et déjà à lui éviter la prison.

Selon la requête adressée par ses avocats à la Cour suprême, l’ex-chef de l’Etat se trouve dans un état de santé «profondément affaibli» et une incarcération «aura de graves conséquences et représente un risque pour sa vie». Pour la défense, lui accorder de purger sa peine à domicile serait une décision à «caractère humanitaire» et l’«unique mesure propre à préserver la dignité humaine, la santé et la vie même du condamné».

Hospitalisations

L’ex-président souffre notamment des séquelles d’un coup de couteau reçu à l’abdomen en 2018, qui lui a valu plusieurs interventions chirurgicales. Il a été en outre diagnostiqué en septembre d’un cancer de la peau et est saisi fréquemment de violentes crises de hoquets, selon ses proches.

Il a déjà été «admis trois fois à l’hôpital depuis qu’il est assigné à résidence - deux fois pour des examens et une fois pour une urgence médicale», rappellent ses avocats. Pour eux, ses besoins de suivi médical sont «absolument incompatibles avec un environnement carcéral ordinaire».

Mise à jour à 12h26 avec la justification de la décision

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