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Prison

Brésil : Lula censure une loi adoptée par le Parlement censée alléger la peine de son prédécesseur

La loi avait été adoptée par le Congrès brésilien le 17 décembre et prévoyait une forte réduction de la durée de l’incarcération de Jair Bolsonaro, qui purge une peine de vingt-sept ans de prison pour tentative de coup d’Etat.

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva tient un veto signé contre un projet de loi réduisant la peine de 27 ans de prison de Jair Bolsonaro, à Brasília, ce jeudi 8 janvier. (Jorge Silva/REUTERS)
Publié le 08/01/2026 à 18h10

Qui aura le dernier mot ? Alors que le Congrès brésilien avait approuvé le 17 décembre une proposition de loi visant à réduire à un peu plus de deux ans la peine de prison de l’ancien président d’extrême droite Jair Bolsonaro, son successeur a la tête du pays a finalement censuré cette décision ce jeudi 8 janvier. Et les choses pourraient ne pas s’arrêter là. Les parlementaires pourront encore annuler la décision du chef d’état, détenteurs de la prérogative d’annuler tout veto présidentiel par un vote majoritaire.

A l’issue d’un procès historique, Jair Bolsonaro avait été reconnu coupable en septembre par la Cour suprême d’avoir conspiré pour se maintenir au pouvoir de façon «autoritaire» après sa défaite face à Lula. A ce titre, l’homme a été condamné à 27 ans de prison et purge sa peine depuis fin novembre dans les locaux de la police fédérale de la capitale.

Date anniversaire

L’acte de censure de Lula intervient à une date hautement symbolique. En effet, ce veto présidentiel a été signé lors de la cérémonie officielle marquant le troisième anniversaire des émeutes du 8 janvier 2023. Ce jour-là, des milliers de partisans de Jair Bolsonaro avaient envahi et saccagé les lieux de pouvoir à Brasília, quelques jours après l’investiture de Luiz Inácio Lula da Silva pour son troisième mandat. Les émeutiers réclamaient notamment une «intervention militaire» pour déloger le président de gauche, tombeur de leur champion lors de la présidentielle d’octobre 2022.

«Le 8 janvier est entré dans notre histoire comme le jour de la victoire de notre démocratie», a déclaré Lula lors de son discours au Palais présidentiel de Planalto, saccagé durant ces émeutes. Et d’ajouter : «La victoire sur ceux qui ont tenté de prendre le pouvoir par la force, au mépris de la volonté populaire exprimée dans les urnes».

Selon les règles en vigueur actuellement, Jair Bolsonaro pourrait demeurer incarcéré environ huit ans avant de bénéficier d’un éventuel aménagement de peine. Le texte censuré par l’actuel président prévoyait également d’accorder la liberté conditionnelle à des centaines de ses partisans condamnés pour les émeutes du 8 janvier 2023.

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