Un soleil de plomb grille au-dessus des têtes d’une dizaine de touristes péruviens. Armés de casquettes sahariennes et de tee-shirts à manches longues malgré les 26 degrés ressentis, ils suivent attentivement leur guide Alexander qui les mène à travers les 22 hectares du site. Devant eux, une longue gorge désertique s’étire, coincée entre deux collines où s’élèvent les ruines de plus de 3 500 ans de la ville de Peñico. Les bâtiments n’existent plus mais les fondations au sol, faites de pierres rondes entremêlées et maintenues par de la chaux, laissent deviner la disposition des pièces à l’époque. «Ici, il faut imaginer qu’il y avait trois bâtiments de forme pyramidale, énumère Alexander. La partie ronde était un centre de réunion. Et plus haut, la zone n’était utilisée que par les personnes de haut rang, les dignitaires. Le peuple n’y avait pas accès.»
Reportage
«Ça fait partie de l’histoire du monde» : au Pérou, un joyau archéologique raconte comment une civilisation s’est déplacée à cause du changement climatique
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Début juillet, une équipe d’archéologues péruviens a présenté la cité de Peñico, datée entre 1800 et 1500 avant J.-C. Une découverte majeure pour comprendre l’évolution de la civilisation Caral, la plus vieille d’Amérique, qui à l’époque déjà s’était adaptée aux évolutions du climat.
La citadelle de Peñico, située dans la province de Huaura, au Pérou, le 12 juillet. (Ernesto Benavides/AFP)
Publié le 16/08/2025 à 15h21
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