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Décryptage

Capture de Nicolás Maduro : sur quelles bases juridiques la justice américaine s’appuie-t-elle ?

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Si tous les observateurs s’accordent à dire que l’opération militaire américaine au Venezuela s’affranchit du droit international, la jurisprudence ne devrait pas empêcher la mise en examen du chef d’Etat devant la justice fédérale.

Le président vénézuélien Nicolás Maduro est escorté au tribunal fédéral pour une première comparution, le 5 janvier à New York. (Adam Gray/Reuters)
Publié le 05/01/2026 à 15h58

«Depuis des décennies, Maduro Moros et ses complices s’associent à certains des trafiquants de drogue et narcoterroristes les plus violents et prolifiques au monde, et s’appuient sur des fonctionnaires corrompus dans toute la région, pour distribuer des tonnes de cocaïne aux Etats-Unis.» Voilà les termes avec lesquels l’acte d’accusation, révélé le 3 janvier par un tribunal du district sud de New York, qualifie les faits reprochés au président vénézuélien. Dans la nuit du 2 au 3 janvier, Nicolás Maduro et sa femme Cilia Flores ont été capturés et exfiltrés vers les Etats-Unis, à l’issue d’une opération militaire historique.

Depuis leur arrivée aux Etats-Unis, le président vénézuélien et son épouse ont été placés dans un centre de détention de Brooklyn, avant d’être déférés devant la justice américaine ce lundi 5 janvier. Selon le document de 25 pages, quatre chefs d’accusation ont été retenus contre l’ancien homme fort de Caracas : «Conspiration de narcoterrorisme», «conspiration d’importation de cocaïne» sur le sol américain, «possession de mitrailleuses et d’engins de destruction», et «conspiration de possession de [tels] engins».

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