«A l’ordre du jour : la marche de vendredi, la création du comité éthique et la suite à donner à la mobilisation à l’approche des vacances d’été.» A l’écart des groupes de danses venus répéter leurs spectacles de fin d’année en plein air à la faveur de la nuit douce de Lima, sept jeunes sont assis dans l’herbe, sur la place qui jouxte le palais de justice. Camilla, Jhon, Alondra, Mauricio, Estefany, Laura et Andres ont entre 17 et 27 ans. Depuis les premières marches de la génération Z au Pérou en septembre, ils ont remplacé les soirées en famille du samedi par les réunions du collectif JLP, «Jovenes Lideres por el Péru» (jeunes leaders pour le Pérou).
Ce qui était initialement une discussion à bâtons rompus sur WhatsApp, comptant 323 membres, a progressivement mué en mouvement organisé. «On s’est restructurés ces dernières semaines, raconte Jhon, un étudiant en économie de 25 ans et secrétaire du collectif. On a convoqué une assemblée avec la quarantaine de membres actifs et on a élu un bureau à la majorité.» Des sections dédiées aux soins en manifestation ou à la communication ont aussi été créées sur les conseils d’associations plus an




