Même avides de nouvelles et malgré une furieuse envie de croire en un avenir meilleur depuis l’effacement de Nicolás Maduro du paysage politique de leur pays, les Vénézuéliens sont lestés par des années de surveillance et de répression. Vu le vide sur lequel brodent les médias d’Etat depuis l’opération militaire américaine à Caracas, les informations arrivent de l’extérieur, par le biais de messages sur leurs téléphones portables, distillées par la diaspora depuis l’Amérique latine, les Etats-Unis ou l’Europe. Mais tout le monde efface aussitôt ces messages pour ne prendre aucun risque de représailles. Personne n’a oublié que parmi les plus de 2 000 personnes arrêtées après la présidentielle volée de 2024, une médecin de 65 ans, Marggie Orozco, a été condamnée à 30 ans de prison pour «trahison de la patrie, incitation à la haine et conspiration» après avoir critiqué le président Maduro… dans un message vocal. Selon un militant des droits de l’homme cité par le Financial Times mardi, la répression s’est intensifiée lundi dans la capitale, les autorités «foui
Arrestations
Dans le Venezuela post-Maduro, un climat de répression après l’attaque américaine
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A la suite de la capture spectaculaire de Nicolás Maduro par les Etats-Unis, les arrestations se multiplient dans le pays, dont celles d’une quinzaine de journalistes.
Un barrage de police près de l’Assemblée nationale, à Caracas, le 5 janvier 2026.
(Maxwell Briceno /Reuters)
Publié le 06/01/2026 à 20h23
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