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Récit

«Dieu est très fier de moi» : avant son départ pour Davos, le tissu d’élucubrations de Donald Trump

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Le président américain a livré une longue conférence de presse lunaire, mardi 20 janvier, à Washington. Au menu : Groenland, Europe, Minneapolis, Somalie… Le tout sans autre ligne directrice que celle de son ego.

Donald Trump lors de sa conférence de presse du mardi 20 janvier, à la Maison Blanche. (Julia Demaree Nikhinson/AP)
ParPhilippe Coste
correspondance à New York
Publié le 21/01/2026 à 8h13

Il appelle ça «le tissage», le «weave» en anglais : un écheveau d’élucubrations bizarres, de digressions monotones coupées de soupirs entendus, reliées par un fil connu, comme toujours, de lui seul. Donald Trump tisse, active son métier magique durant ses interminables meetings de campagne, quand il veut envoûter un peu plus l’auditoire Maga. Mais depuis son investiture, il tisse aussi quand il s’ennuie. Et il s’ennuie chaque fois que ses communicants terrifiés prétendent lui imposer un texte intelligible déroulé sur téléprompteur ; chaque fois, aussi, que son ego détecte, comme aujourd’hui, la menace d’une dissidence dans les sondages, les doutes d’une planète de chefs d’Etat losers envers son instinct génial et ses pulsions de visionnaire au

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