Déjà devenu le plus vieux président américain élu, Donald Trump semble accuser le poids de ses 79 ans, pointe le New York Times. Dans un article publié mardi 25 novembre, la journaliste Katie Rogers souligne les signes de fatigue de plus en plus remarquables chez le locataire de la Maison Blanche.
Elle relève notamment que le nombre d’apparitions publiques du républicain depuis son investiture le 20 janvier jusqu’à la publication de l’article est en baisse de 39 % par rapport à la même période de son premier mandat (2017 et 2021). Trump a également été vu en public avec un hématome sur le dos de la main, des chevilles enflées et a aussi donné l’impression de s’assoupir pendant un récent événement dans le Bureau ovale.
«Image»
Et si son dernier bilan de santé, début octobre, affirme que le président américain jouit d’une santé «exceptionnelle», il a suscité des interrogations en révélant avoir passé une IRM. Une procédure d’imagerie inhabituelle pour une visite médicale de routine, sur laquelle il n’a donné aucun détail.
Le New York Times note également la récurrence des attaques du président républicain envers son prédécesseur démocrate, dont l’énergie a décliné à la fin de son mandat et qui, à l’inverse de Donald Trump, fuyait les journalistes. «Afin de prévenir toute critique liée à son âge, il se compare souvent au président [Joe Biden], qui, à 82 ans, était le plus âgé à occuper cette fonction, et dont les conseillers avaient pris des mesures pour dissimuler sa fragilité croissante au public.»
«Le président Trump a toujours fait de son endurance et de son énergie un atout politique. Mais il lui est de plus en plus difficile de maintenir cette image», assène la journaliste Katie Rogers.
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Un affront qui n’a pas échappé au milliardaire républicain, qui s’est empressé de faire de son réseau Truth Social, le support de ses attaques contre le New York Times et sa journaliste. «Ce torchon bon marché est vraiment un ennemi du peuple», a tapoté Donald Trump, qui a qualifié Katie Rogers de «journaliste de seconde zone qui est laide extérieurement comme intérieurement».
Dans la foulée de ces attaques verbales, le quotidien new-yorkais a dénoncé des «injures et insultes personnelles», dans une déclaration publiée sur X, soutenant que ses journalistes ne tiendraient pas compte de ces «techniques d’intimidation». Le journal a également défendu Katie Rogers en personne, qui «démontre de manière exemplaire comment une presse libre et indépendante aide les Américains à mieux comprendre leur gouvernement et ceux qui le dirigent».
Récidiviste
Ce n’est pas la première fois que Donald Trump s’en prend personnellement à un journaliste. Depuis son investiture, il multiplie les attaques verbales à l’encontre des représentants des médias qu’il juge hostiles et se montre particulièrement agressif envers des femmes journalistes. Le 14 novembre dernier, alors que Catherine Lucey, de l’agence américaine Bloomberg, l’interrogeait sur son refus de publier les documents de l’affaire Epstein, il lui a rétorqué «Tais-toi, la truie».
Le New York Times, en ce qu’il se revendique indépendant et libéral, est une cible fréquente du milliardaire, qui exerce une forte pression sur les médias jugés hostiles au moyen d’insultes et de poursuites judiciaires.




