Officiellement déclaré depuis ce lundi 24 novembre chef d’une organisation terroriste (le «Cartel des soleils») par le département d’Etat américain, le président du Venezuela, Nicolás Maduro, danse sur un volcan. Et il danse vraiment : vendredi soir, en recevant au palais présidentiel à Caracas quelques centaines de jeunes à l’occasion de la Journée de l’étudiant, il a proclamé : «C’est vendredi et je vais faire la rumba ! Personne ne m’arrêtera ! Musique !» Et d’enchaîner quelques pas en compagnie de sa femme, Cilia Flores. La passion du successeur de Hugo Chávez pour les rythmes tropicaux n’est pas nouvelle : il accompagne régulièrement ses meetings de tubes dansants et a même animé une émission de radio consacrée à la salsa.
Le message est clair : le Venezuela fait la fête comme il a toujours aimé la faire, indifférent aux intimidations des Etats-Unis, qui ont déployé un impressionnant dispositif militaire aux portes (maritimes) du pays. L’opération est censée viser le trafic de drogue, mais Caracas accuse Washington de prendre prétexte du narcotrafic «pour [lui] imposer un changement de régime» et s’emparer de son pétrole. Jusqu’à présent, une vingtaine de frappes par drones dans les eaux internationales ont détruit




