Donald Trump a définitivement la rancune tenace. Le président américain a affirmé ce vendredi 28 novembre qu’il annulait les décrets et autres documents signés avec une machine à signer par son prédécesseur démocrate Joe Biden, des déclarations aux conséquences juridiques incertaines. «Tout document signé par Joe l’endormi à l’aide de la machine à signer […] est par la présente annulé et n’a plus aucune force ni effet», a écrit le président républicain sur sa plateforme Truth Social.
Les conséquences concrètes de cette déclaration, et notamment la question de savoir si le président républicain a le pouvoir d’annuler les documents signés par son prédécesseur ou si l’utilisation d’une machine à signer, appelée aussi stylo automatique, est un motif d’invalidation, n’étaient pas claires dans l’immédiat.
Etats-Unis
La machine à signer est l’un des angles d’attaques régulièrement employés par Donald Trump pour tenter de discréditer Joe Biden et réduire à néant ses décisions. Il s’agit d’un automate équipé d’un stylo qui permet de reproduire la signature d’un individu, préalablement enregistrée. Cet appareil est utilisé par le gouvernement américain, mais aussi par des entreprises pour signer des documents en grand nombre.
«Gauchistes cinglés»
Dénonçant «l’un des plus gros scandales» de l’histoire américaine, le milliardaire républicain soutient, sans avancer de preuves, que des collaborateurs de Joe Biden utilisaient la machine pour parapher des textes qu’il n’avait pas approuvés. Trump a même ordonné en juin le lancement d’une enquête contre l’entourage de l’ancien président, accusé d’avoir «comploté» pour masquer son déclin et usurper son pouvoir. Joe Biden avait pour sa part dénoncé des accusations «ridicules et fausses».
«Les gauchistes cinglés qui entouraient Biden […] lui ont retiré la présidence», a écrit ce vendredi Donald Trump sur Truth Social, assurant que «les personnes qui ont utilisé la machine à signer l’ont fait illégalement». Et d’avertir : «Joe Biden n’a pas été impliqué dans le processus de la machine à signer et, s’il dit qu’il l’a été, il sera poursuivi pour parjure.»




