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Narcotrafic

Donald Trump confirme une première frappe terrestre au Venezuela

Le locataire de la Maison Blanche a affirmé lundi 29 décembre que les Etats-Unis avaient détruit un quai utilisé par des bateaux accusés de participer au narcotrafic en Amérique latine.

Avions de combat de l'armée de l'air américaine stationnés à l'ancienne base navale de Roosevelt Roads. Ceiba, Porto Rico, le 29 décembre 2025. (Eva Marie Uzcategui/REUTERS)
Publié le 30/12/2025 à 9h01

Nouvelle étape dans la guerre de Donald Trump contre le narcotrafic. Il pourrait s’agir de la première frappe terrestre depuis le début de la campagne militaire américaine contre le trafic de drogue en Amérique latine. Donald Trump a confirmé lundi, depuis sa résidence de Mar-a-Lago, où il a reçu le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou, que les Etats-Unis avaient détruit une zone de mise à quai pour des bateaux présentés par l’armée comme «impliqués dans des opérations de narcotrafic» au Venezuela. Jusqu’à présent, l’administration américaine n’a pas apporté de preuves démontrant que les embarcations visées transportaient effectivement de la drogue.

«Il y a eu une grande explosion sur la zone de mise à quai où ils chargent les bateaux de drogue […] Nous avons donc frappé tous les bateaux et maintenant nous frappons la zone», a confirmé lundi le milliardaire républicain, sans préciser le lieu de la frappe, notifiant simplement qu’elle s’était produite «sur le rivage». Il a également refusé de dire qui, de l’armée ou de la CIA, avait mené cette opération. Selon CNN et le New York Times, personne ne se trouvait sur place au moment de la frappe, il n’y a donc eu aucune victime.

«Nous les avons frappés très durement»

Les Etats Unis exercent une forte pression sur Caracas depuis des mois, dans le but de pousser au départ le président vénézuélien Nicolás Maduro, accusé par Washington d’être à la tête d’un vaste réseau de narcotrafic. Jusque-là, les Etats Unis avaient déjà mené de nombreuses frappes contre des embarcations de trafiquants présumés, faisant près de 107 morts dans les Caraïbes et le Pacifique. Et Donald Trump agite depuis plusieurs semaines la menace de frappes terrestres, mais aucune attaque de cet ordre n’avait encore été confirmée.

Le locataire de la Maison Blanche avait été interrogé par des journalistes après une allusion à une telle frappe dans un entretien diffusé vendredi 26 décembre. Lors d’une interview radio avec le milliardaire John Catsimatidis - l’un de ses grands soutiens - Donald Trump avait affirmé que les Etats Unis avaient frappé une «grande installation» servant d’après ses dires à la production de bateaux impliqués dans le trafic de drogue. «Il y a deux nuits, nous l’avons détruite. Donc nous les avons frappés très durement», avait-il assuré. Ni le Pentagone, ni la Maison Blanche n’avaient confirmé ces propos.

De son côté, le gouvernement vénézuélien n’a fait aucun commentaire officiel sur une telle frappe. Nicolás Maduro dément les accusations américaines, et assure que les Etats-Unis cherchent à le renverser pour s’emparer du pétrole vénézuélien, principale ressource du pays. L’attaque pourrait considérablement aggraver les tensions avec le président vénézuélien.

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