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Grinch

Donald Trump souhaite un «joyeux Noël à tous, y compris aux pourritures de gauche radicale»

Depuis sa résidence floridienne où il passe les fêtes, le président américain s’est de nouveau rendu auteur d’une sortie clivante, dans la nuit du mercredi 24 au jeudi 25 décembre.

Donald Trump, le 24 décembre 2025 à Mar-a-Lago. (Andrew Caballero-Reynolds/AFP)
Publié le 25/12/2025 à 8h49

Esprit de Noël, où diable te caches-tu ? Sûrement pas sur la table de réveillon dressée à Mar-a-Lago pour le repas de Donald Trump. Au lendemain de l’interdiction de séjour aux Etats-Unis de plusieurs responsables européens, à qui l’administration américaine reprochait d’avoir agi pour la régulation des plateformes partisanes d’une liberté d’expression absolue, le président de Etats-Unis a souhaité un joyeux Noël bien particulier à ses adversaires politiques de l’intérieur.

Le milliardaire a saisi l’occasion des fêtes de fin d’année pour souhaiter un joyeux Noël «à tous, y compris aux pourritures de gauche radicale», en référence notamment à ses opposants démocrates, qui ne passent pas un jour sans être dans le viseur du président américain, celui-ci les rendant responsables d’être la cause de tous les maux des maux que traverse le pays.

Difficultés économiques

«Joyeux Noël à tous, y compris aux pourritures de gauche radicale qui font tout leur possible pour détruire notre pays, mais qui échouent lamentablement», a ainsi déclaré le président républicain sur son réseau Truth Social, depuis son deuxième lieu de résidence en Floride.

Economie, tensions sur les sujets de société et même conflits internationaux, Donald Trump reproche régulièrement aux responsables démocrates et aux figures de gauche du pays, en particulier à l’ex-président Joe Biden, d’être à l’origine des difficultés que traversent les Etats-Unis et le monde. Malgré des indicateurs inflationnistes gonflés à bloc par sa politique tarifaire erratique, le chef d’Etat vous aux gémonies son prédécesseur pour les difficultés économiques traversées par le pays.

Une catégorie très large

La «gauche radicale» est une catégorie fourre-tout dont le président d’extrême droite et ses affidés usent et abusent. Donald Trump, dont les scores de popularité ont touché récemment un plancher jamais atteint par un président au bout de sa première année de mandat, y intègre volontiers, avec son style cinglant, tous les démocrates et opposants politiques. On y retrouve aussi les présentateurs de «late show» volontiers critiques à son égard, dont il dissèque régulièrement le contenu, les juges qui retoquent ses décisions inconstitutionnelles, la presse coupable de faire son travail, les «antifa», qu’il a voulu ranger dans la catégorie des organisations terroristes, et même les figures plus modérées, généralement classées au centre de l’échiquier politique.

Dernière occasion en date pour le New Yorkais de s’en prendre à ses opposants : la publication de la dernière fournée des dossiers Epstein, milliers de documents ou photos que le département de la Justice s’est résigné à publier après une bataille parlementaire avec les démocrates.

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