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Après le Venezuela, le Groenland : Donald Trump étudie «plusieurs options» y compris «utiliser l’armée», affirme sa porte-parole

A maintes reprises ces derniers jours, le président américain et son entourage ont répété, à la presse et sur les réseaux sociaux, leur intention de faire passer l’immense île arctique de 57 000 habitants sous drapeau américain.

Donald Trump, le 1er novembre 2024, dans le Wisconsin. (KAMIL KRZACZYNSKI/AFP)
Publié le 06/01/2026 à 8h25, mis à jour le 06/01/2026 à 22h31

En résumé :

  • Deux jours après la capture du président Maduro lors d’une opération militaire américaine, l’inquiétude grimpe dans les pays ciblés par Donald Trump, notamment Cuba, la Colombie et le Groenland.
  • Le Groenland et le gouvernement danois ont appelé mardi à des pourparlers rapides avec les Etats-Unis pour dissiper des «malentendus», après le renouvellement des revendications de Donald Trump sur l’annexion de l’île arctique, territoire autonome danois.
  • L’opération américaine de capture du couple Maduro a fait 55 morts, 23 militaires vénézuéliens et 32 cubains, membres des services de sécurité.
  • Le président américain a écarté lundi toute élection au Venezuela dans les 30 prochains jours, estimant que les Etats-Unis doivent «d’abord remettre le pays sur pied».
Le 06/01 à 22H21

Donald Trump et son équipe «discutent de plusieurs options» pour obtenir le Groenland «et bien sûr, utiliser l’armée américaine est toujours une option»

Donald Trump et son équipe «discutent de plusieurs options» pour obtenir le Groenland «et bien sûr, utiliser l’armée américaine est toujours une option à la disposition» du président, a déclaré mardi sa porte-parole Karoline Leavitt. Le président américain «a fait savoir clairement qu’acquérir le Groenland était une priorité de sécurité nationale pour les Etats-Unis et c’est vital pour tenir en respect nos adversaires dans la région arctique. Le président et son équipe discutent de plusieurs options pour remplir cet objectif important de politique étrangère, et bien sûr, utiliser l’armée américaine est toujours une option à la disposition du commandant en chef», a-t-elle fait savoir dans une déclaration transmise à l’AFP.

Le 06/01 à 21H42

«Aucun agent extérieur ne gouverne le Venezuela», affirme la présidente par intérim Delcy Rodriguez

La présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez a affirmé mardi lors d’une allocution à la télévision publique qu’aucun «agent extérieur» ne gouvernait le pays, alors que le président américain Donald Trump avait indiqué que les Etats-Unis étaient désormais «aux commandes». «Le gouvernement du Venezuela dirige notre pays, personne d’autre. Aucun agent extérieur ne gouverne le Venezuela», a assuré Delcy Rodriguez trois jours après la capture par les Etats-Unis du président vénézuélien Nicolás Maduro.

Le 06/01 à 21H00

Emmanuel Macron n'imagine pas les Etats-Unis «violer la souveraineté danoise» au Groenland

«Il n’y a pas pour moi de scénario où les Etats-Unis d’Amérique seraient mis dans une situation de violer la souveraineté danoise» au Groenland, a affirmé mardi Emmanuel Macron sur France 2, en réaction aux revendications de Donald Trump sur l’île arctique. «Le Groenland est un territoire qui est sous souveraineté danoise, ça restera», a ajouté le président français en marge d’un sommet des alliés de l’Ukraine à Paris, alors que le président américain et son entourage ont répété ces derniers jours leur intention de faire passer l’immense île arctique sous drapeau américain.

Le 06/01 à 20H50

Le Groenland et le Danemark veulent rapidement rencontrer Rubio après les menaces de Trump

Le Groenland et le gouvernement danois appelaient mardi à des pourparlers rapides avec les Etats-Unis après le renouvellement des revendications de Donald Trump sur l’annexion de l’île arctique, territoire autonome danois. Nuuk et Copenhague ont demandé à rencontrer rapidement le secrétaire d’Etat américain pour «discuter des déclarations marquantes des Etats-Unis concernant le Groenland», a écrit sur Facebook la cheffe de la diplomatie groenlandaise Vivian Motzfeldt. «Il n’a jusqu’à présent pas été possible pour le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio de rencontrer le gouvernement du Groenland, et ce bien que le gouvernement du Groenland et le gouvernement danois aient, tout au long de l’année 2025, sollicité une réunion au niveau des ministères des Affaires étrangères», a-t-elle ajouté. Cette annonce intervient alors qu’a lieu au Parlement danois une réunion entre le gouvernement et la commission parlementaire des affaires étrangères sur la relation entre le royaume du Danemark - qui rassemble le Danemark métropolitain, les îles Féroé et le Groenland - et les Etats-Unis.

Le 06/01 à 20H34

Trump reproche à Maduro de l'avoir imité en train de danser

Trois jours après la capture du président vénézuélien, Donald Trump a reproché mardi à Nicolás Maduro d’avoir imité ses désormais célèbres gestes de danse, dans un discours particulièrement hétéroclite devant des élus conservateurs. «C’est un homme violent. Il se montre et il essaie un peu d’imiter ma danse», a déclaré le président américain. Selon le New York Times, la Maison Blanche a été particulièrement agacée par certaines des dernières apparitions publiques de Nicolás Maduro avant sa capture, pendant lesquelles le président vénézuélien dansait pour défier les menaces américaines au son d’extraits de l’un de ses discours, remixés avec de la musique électronique. Ces scènes auraient joué un rôle dans la décision de l’administration Trump de déclencher l’opération militaire au Venezuela, avance le journal.

Le 06/01 à 18H58

Le parquet vénézuélien demande à la justice américaine de «reconnaître» son incompétence pour juger Maduro

Le procureur général du Venezuela Tarek William Saab a demandé mardi d’un juge de New York qu’il «reconnaisse l’absence de compétence» du tribunal où est jugé pour narcotrafic et terrorisme le président déchu Nicolás Maduro, après sa capture par les Etats-Unis. Le procureur a «lancé un appel au juge Alvin Hellerstein pour qu’il respecte la légalité internationale et procède à reconnaître l’absence de compétence du tribunal qu’il dirige pour juger le dirigeant d’une nation souveraine». Le procureur a également annoncé la désignation de trois procureurs chargés d’enquêter sur les «dizaines de pertes parmi des civils et militaires innocents» durant l’attaque américaine. Il s’agit d’un «crime de guerre de cette agression inédite contre la patrie vénézuélienne», a dénoncé Tarek William Saab.

Le 06/01 à 17H21

Le Venezuela et Cuba publient une liste de 55 militaires tués lors de la capture de Maduro

Depuis l’opération militaire menée par les Etats-Unis au Venezuela vendredi, aucun bilan officiel des morts n’avait été partagé par les autorités vénézuéliennes. Ce mardi, le Venezuela et Cuba ont publié les noms des 55 militaires tués lors de la capture de Maduro : 32 Cubains et 23 Vénézuéliens. Le service CheckNews de Libération avait par ailleurs recensé au moins deux victimes civiles.

Le 06/01 à 17H18

Mexique : Claudia Sheinbaum exhorte les Etats-Unis à offrir à Maduro un «procès équitable»

La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a exhorté ce mardi, lors d’une conférence de presse, les Etats-Unis à un «procès équitable» du président vénézuélien déchu, Nicolás Maduro, qui a été présenté lundi devant un tribunal à New York après avoir été emmené de force à l’issue d’une opération militaire. Inculpé pour quatre chefs d’accusation, dont trafic de drogue, M. Maduro a plaidé non coupable au cours de sa première comparution devant un tribunal fédéral de Manhattan. «En toute circonstance, et dans celle-ci en particulier, car il faut que la justice soit rapide et équitable», a déclaré la présidente mexicaine.

Le 06/01 à 17H14

Marco Rubio salue les médias américains de n'avoir pas révélé l'intervention au Venezuela avant qu'elle ne soit terminée

Des félicitations particulièrement rares de la part de l’administration Trump. Invité dans l’émission This Week sur ABC dimanche, le secrétaire d’Etat Marco Rubio a applaudi la décision de plusieurs organes de presse américain de ne pas publier les informations qui étaient en possession sur l’opération militaire au Venezuela. Selon Marco Rubio, «plusieurs médias avaient obtenu des informations à ce sujet et les avaient gardées secrètes» pour des raisons de sécurité. «Nous les remercions de l’avoir fait, car sinon des vies américaines auraient pu être perdues», a-t-il ajouté. Dimanche, le site d’informations Semafor révélait que «le New York Times et le Washington Post ont appris que le raid au Venezuela allait arriver peu avant son début programmé vendredi soir – mais se sont retenus de publier pour éviter de mettre en danger les troupes américaines».

Le 06/01 à 15H34

Lecornu promet qu'un débat «aura lieu» au Parlement sur l'opération américaine au Venezuela

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis mardi qu’un débat «aura lieu» au Parlement sur l’opération militaire américaine au Venezuela pour capturer son dirigeant Nicolás Maduro. «Si vous nous saisissez de ces sujets et si vous le confirmez, oui, un débat aura lieu, […] je m’y engage», a affirmé le chef du gouvernement devant l’Assemblée nationale, lors de la séance des questions au gouvernement, et alors que plusieurs groupes avaient demandé la tenue d’un tel débat au Parlement. Sébastien Lecornu répondait au chef de file des députés communistes Stéphane Peu.

Le 06/01 à 15H16

A l'Assemblée, Sébastien Lecornu dénonce une opération militaire américaine «illégale» 

«Tout est illégal dans cette affaire. Le régime de Nicolás Maduro, le cycle électoral de 2024, l’opération militaire américaine qui contrevient à la Charte des Nations Unies», a affirmé Sébastien Lecornu devant l’Assemblée nationale ce mardi 6 janvier, en appelant à une «transition démocratique» au Venezuela autour d’Edmundo Gonzalez Urrutia, l’opposant que la France considère avoir été élu président du pays en 2024.

Le 06/01 à 13H15

Les Européens apportent leur soutien au Groenland, autre cible de Trump

Face aux revendications du président américain sur le Groenland dans la foulée de l’opération américaine au Venezuela, les dirigeants de la France, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne, l’Espagne et le Royaume-Uni ont apporté ce mardi dans une déclaration commune leur soutien au Danemark, qui a la souveraineté sur l’île. «Il revient au Danemark et au Groenland, et à eux seuls, de décider des questions concernant le Danemark et le Groenland», ont déclaré les dirigeants européens, soulignant que le royaume fait «partie» de l’Otan comme les Etats-Unis, eux-mêmes liés à Copenhague par un accord de défense. Dimanche, Donald Trump avait affirmé qu’il allait s’occuper «du Groenland dans environ deux mois», voire «dans vingt jours».

Le 06/01 à 12H56

La gauche demande un débat au Parlement français sur le «kidnapping» de Maduro

Par Eliott Lerat

«Le Parlement doit corriger le tir après les déclarations du président de la République», estime ce mardi Benjamin Lucas-Lundy, député du groupe écologiste et social, devant la presse à l’Assemblée nationale. Les groupes insoumis, communiste et écologiste ont demandé à organiser un débat suivi d’un vote pour que les députés expriment la position de la France vis-à-vis de l’intervention américaine au Venezuela. Tous condamnent la réaction d’Emmanuel Macron, qui n’a que tardivement condamné la «méthode» employée par les Etats-Unis. La cheffe de file des insoumis à l’Assemblée, Mathilde Panot, a estimé qu’«accepter que le droit international soit à géométrie variable, c’est cautionner et légitimer le règne de la violence généralisée», comparant la situation avec les violations du droit international que représentent l’agression de Vladimir Poutine en Ukraine et de Benyamin Nétanyahou à Gaza. «Le Président n’a pas su trouver un seul mot pour qualifier ce kidnapping», regrette Stéphane Peu, chef du groupe communiste. Il appelle désormais «la France, comme seul pays de l’Union européenne qui soit au conseil de sécurité de l’ONU» à «demander la convocation du conseil après l’agression au Venezuela», et à faire respecter «la charte des Nations unies».

Le 06/01 à 11H47

L'ONU critique vertement l'intervention américaine au Venezuela

Les Nations unies ont exprimé ce mardi leur profonde inquiétude après l’intervention militaire américaine au Venezuela : «Les Etats ne doivent pas menacer ou recourir à la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre Etat», a déclaré une porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, Ravina Shamdasani, lors d’un point de presse à Genève. Selon elle, l’opération des Etats-Unis «a sapé un principe fondamental du droit international».

Le 06/01 à 11H07

«En écartant toutes les ressources de soft power, la vision de Trump est de plus en plus étroite»

Par Adrien Naselli
Le 06/01 à 10H57

Hollande regrette les réactions européennes

Une Europe bien trop timide devant les visées impérialistes américaines. C’est, en résumé, la position adoptée par l’ex-président Hollande sur franceinfo ce mardi. «L’Europe ne comprend pas le monde qui a changé, elle pensait que les dirigeants américains […] avaient toujours l’idée d’une solidarité transatlantique et d’une défense de la démocratie», a déclaré le député de Corrèze, qui a en conséquence regretté l’attitude du président Macron, qui a tardé à dire qu’il n’approuvait pas la méthode employée par les Etats-Unis pour faire chuter Nicolás Maduro. Il a choisi, comme «beaucoup de dirigeants européens», de «ne pas se fâcher» avec Trump «pour essayer de l’influencer» sur d’autres dossiers. L’ancien patron du PS prône, lui, «le rapport de force» avec le président américain, citant la méthode employée par la Chine avec les droits de douane.

Le 06/01 à 09H11

Des tirs près du palais présidentiel de Caracas

La police a ouvert le feu sur des drones ayant survolé la zone autour du palais présidentiel de Caracas lundi soir vers 20 heures (environ 1 heure du matin à Paris), a affirmé une source officielle, alors que des tirs avaient été entendus par de nombreux habitants du quartier. «Ce qui s’est passé dans le centre de Caracas était dû à des drones qui ont survolé la zone sans autorisation. La police a tiré de façon dissuasive. Il n’y a eu aucun affrontement. Le pays entier est dans un état de parfaite tranquillité , a affirmé aux médias une source officielle. Sur des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, on peut voir ce qui ressemble à des balles traçantes s’envoler vers le ciel vers une cible invisible. L’incident a mobilisé de nombreuses forces de l’ordre autour du palais, selon des vidéos.

Le 06/01 à 08H48

Le président de la Chambre américaine des représentants s'oppose à Trump et souhaite des élections rapides

A l’inverse de Donald Trump, pourtant du même parti que lui, le président républicain de la Chambre américaine des représentants, Mike Johnson, a défendu lundi soir l’organisation rapide d’élections au Venezuela. «Je m’attends à ce qu’il y ait des élections convoquées. Bien sûr certaines choses sont encore en train d’être déterminées mais ça devrait se produire dans un court délai. Je pense que ce sera nécessaire pour que leur économie et leur pays se stabilisent», a déclaré Mike Johnson.

Le 06/01 à 08H15

Trump balaye toute élection au Venezuela à court terme

«Nous devons d’abord remettre le pays sur pied. Il est impossible d’organiser des élections. Les gens ne pourraient même pas voter. Cela va prendre du temps», a estimé lundi soir le président américain à propos de la possibilité d’un scrutin le mois prochain au Venezuela, lors d’une interview à la chaîne américaine NBC. A ce stade, Donald Trump assure que Washington travaille avec Delcy Rodriguez, l’ex-vice-présidente de Nicolas Maduro investie lundi présidente par intérim par les institutions de son pays, tout en la menaçant d’un «pire» sort si elle ne se plie pas aux exigences américaines, centrées autour d’un accès américain aux réserves pétrolières vénézuéliennes. Sur NBC, Trump a aussi expliqué que ses proches — notamment le secrétaire d’État Marco Rubio, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et le vice-président JD Vance — vont superviser l’implication des Etats-Unis au Venezuela. Mais il a répondu en un seul mot à la question de savoir qui est réellement aux commandes : «Moi».

Le 06/01 à 08H10

Maria Corina Machado veut revenir «dès que possible au Venezuela»

La cheffe de l’opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, a affirmé lundi soir qu’elle «prévoit de retourner le plus vite possible au Venezuela». Dans un entretien à la très droitière et pro-Trump chaîne américaine Fox News, elle a aussi détaillé son projet politique pour le pays - même si Donald Trump ne la soutient pas pour en prendre la tête. «Nous allons faire du Venezuela le centre énergétique des Amériques», a lancé Maria Corina Machado, avant de poursuivre : «nous allons apporter l’Etat de droit, nous allons ouvrir les marchés, nous allons avoir besoin de sécurité pour les investissements étrangers». Sans préciser l’endroit où elle se trouve, la prix Nobel de la paix a aussi vivement critiqué Delcy Rodriguez, investie lundi présidente par intérim du Venezuela, estimant qu’elle était «l’une des principales architectes de la torture» imputée au gouvernement de Caracas. La nouvelle cheffe d’Etat a dit sa volonté de coopérer avec Washington, mais Maria Corina Machado estime qu’elle est «rejetée» par les Vénézuéliens.

Début du live : le 06/01/2026 à 08:25

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