Joe Biden a gagné un nouveau surnom – et il s’en serait bien passé. Déjà affublé par Donald Trump des fielleux «sleepy Joe» («Joe l’endormi») puis «crooked Joe» («Joe l’escroc»), voilà le président américain désormais dépeint en «genocide Joe», qui se passe de traduction. Autrement agressive, la charge a de quoi inquiéter la Maison Blanche et son équipe de campagne. Car elle ne vient pas, cette fois, du camp républicain mais de militants démocrates qui dénoncent la complicité des Etats-Unis dans le massacre perpétré par Israël à Gaza, en riposte à l’attaque terroriste du 7 octobre.
«Je ne suis pas certaine qu’il existe un mot pour décrire ce que je ressens», tâtonne Amanda, assise sur un banc dans le centre historique de Raleigh, la capitale de Caroline du Nord, où s’apprête à débuter un rassemblement de soutien à la Palestine. Derrière ses lunettes de soleil, la quadra aux cheveux courts, keffieh sur le




