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Brésil

Entre Lula et l’armée, méfiance et prudence

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L’ancien président, qui n’a pas encore décidé s’il sera candidat à la présidentielle d’octobre 2022, dément toute tentative de rapprochement avec les militaires circonspects face au Parti des travailleurs.

L'ancien président Luiz Inácio Lula da Silva le 26 août. (Arisson Marinho /AFP)
ParChantal Rayes
correspondante à São Paulo
Publié le 06/09/2021 à 20h00

«Les forces armées, je leur parlerai quand je redeviendrai leur chef. Pas avant !» Grand favori de la présidentielle d’octobre 2022, Lula da Silva, qui a gouverné le Brésil pendant deux mandats, entre 2003 et 2010, s’emploie à faire taire la rumeur selon laquelle il tenterait d’ouvrir un «canal de dialogue» avec l’armée, qui soutient encore Jair Bolsonaro, son probable adversaire. «Lula n’a même pas encore décidé s’il sera ou non candidat, commente un proche. En temps voulu, il s’adressera à la population dans son ensemble.»

Membre de son Parti des travailleurs (PT), Jorge Viana dément à son tour être un «émissaire» du leader de gauche auprès des militaires, milieu que cet ancien vice-président du Sénat connaît bien. Il avait alors joué les médiateurs «pour résoudre un certain nombre de situations délicates» entre l’état-major et Dilma Rousseff. Lula, en revanche, aurait «toujours entretenu des relations harmonieuses avec les forces armées. Leur problème aujourd’hui, c’est Jair Bolsonaro, qui porte atteinte au prestige de l’armée en l’utilisant au nom de ses caprices politiques, martèle Jorge Viana. Bien des militaires en sont conscients.»

Sous-marin français

Il n’empêche, «l’armée n’a rappelé aucun de ses membres du gouvernement, tempère la chercheuse Adriana Aparecida Marq

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