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Libération
Reportage

Etats-Unis : l’ICE, une police anti-immigration opaque et décomplexée comme bras armé du régime trumpien

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Depuis son retour à la Maison Blanche il y a un an, Donald Trump a fait de l’ICE l’appareil répressif principal de son administration. Comme à Minneapolis, où les récentes exactions de l’agence fédérale témoignent de son caractère éminemment politique.

Des agents fédéraux de l'ICE interpellent violemment une automobiliste à Minneapolis, le 13 janvier 2026. (Victor J. Blue/Bloomberg via Getty Images)
ParBenjamin Delille
envoyé spécial à Minneapolis
Publié le 24/01/2026 à 10h01, mis à jour le 25/01/2026 à 17h16

La scène dit tout. Un immense bâtiment gris dans un décor de neige, sous un ciel de nuages. Devant, un immense parking entouré de grilles voit défiler un ballet ininterrompu de voitures banalisées. Passant le poste de sécurité, un homme avance à pied, le visage presque pâle, les traits secs, dégradé militaire. Il porte un long manteau vert avec de larges revers, de gros boutons métalliques et des épaulettes. Autour de lui, une escouade lourdement armée et masquée l’accompagne, en tenue de combat. Nous sommes au Whipple Building, dans le sud de Minneapolis (Minnesota), et voici venir Greg Bovino, «commandant en chef» des gardes-frontières des Etats-Unis, accompagné de ses sbires de la police migratoire (ICE).

La symbolique pourrait faire penser à Dark Vador accompagné de ses stormtroopers, mais les manifestants, qui se relaient jour et nuit devant le siège de

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