La justice contre Donald Trump, nouvel épisode. Le juge fédéral Cameron McGowan Currie a décidé lundi 24 novembre d’invalider les inculpations de l’ancien directeur du FBI James Comey et de la procureure générale de New York Letitia James, estimant que la nomination de Lindsey Halligan, la procureure à l’origine de ces décisions, était invalide.
«La tentative du procureur général de nommer madame Halligan procureure fédérale par intérim du district Est de Virginie était invalide», a-t-il écrit dans son ordonnance, rapportée par CNN. Dès lors, «toutes les actions découlant de la nomination irrégulière de madame Halligan», dont les mises en accusation de James Comey et Letitia James, «constituent des abus de pouvoir exécutif et sont par conséquent annulées».
Ex-conseillère de Donald Trump, Lindsey Halligan avait été choisie par la ministre de la Justice Pam Bondi pour occuper le poste de procureure générale du district est de Virginie, après la démission du titulaire, épuisé par les pressions exercées à son endroit pour qu’il accélère l’engagement des poursuites. Mais comme l’avaient souligné les avocats de la défense, le délai de 120 jours que doit respecter tout procureur fédéral intérimaire pour être confirmé par le Sénat ou approuvé par les juges du district avait été dépassé lorsque cette juriste avait pris ses fonctions.
Letitia James et James Comey, deux figures honnies du trumpisme
En l’état, l’invalidation de la nomination de Halligan s’est faite sans préjudice, ce qui signifie que les poursuites contre Comey et James pourraient être engagées à nouveau. La procureure de New York, membre du Parti démocrate et à l’origine des poursuites de l’Etat contre Donald Trump et ses deux fils, Donald Jr et Eric, était poursuivie depuis le 10 octobre pour des soupçons de fausses déclarations en vue d’obtenir un prêt bancaire, sur demande expresse de Donald Trump.
James Comey est pareillement dans l’oeil du cyclone trumpien. L’ancien directeur du FBI, limogé en mai 2017 et inculpé en septembre 2025, est accusé d’entrave à une commission d’enquête parlementaire et de fausses déclarations devant le Congrès, deux peines passibles de cinq ans d’emprisonnement. Elles s’appuient notamment sur son passage devant le Sénat américain en septembre 2020, durant lequel il avait témoigné sur l’enquête de la police fédérale sur les liens supposés entre la Russie et la campagne victorieuse du républicain en 2016.




