La liste s’allonge. Une fois encore, Donald Trump s’en est pris ouvertement à une femme journaliste, en l’insultant publiquement, alors qu’elle l’interrogeait ce jeudi 27 novembre à propos du contrôle des Afghans émigrés aux Etats-Unis.
Noms d'oiseau
Une injure qui s’ajoute à la ribambelle d’attaques prononcées frontalement par le milliardaire républicain, ou publiées sur son réseau Truth Social, à l’encontre des femmes travaillant dans les médias, dont il n’apprécie pas les questions. «Êtes-vous stupide ? Êtes-vous une personne stupide» a-t-il déclaré, dans sa résidence en Floride, où se déroulait l’interview.
Les femmes prises pour cible
Deux soldats de la Garde nationale, un homme et une femme, ont été visés par des tirs près de la Maison Blanche mercredi 26 novembre, apparemment par un ressortissant afghan arrivé aux Etats-Unis après le retrait précipité des forces américaines d’Afghanistan, en 2021. La soldate est morte dans la nuit de jeudi à vendredi et son collègue se trouve toujours «dans un état très grave».
Lors de l’interview, la journaliste demandait alors au président américain pourquoi il blâmait son prédécesseur - Joe Biden -, alors que certains membres de sa propre administration avaient affirmé que les Afghans réinstallés avaient été soigneusement contrôlés. «Parce qu’ils les ont laissés entrer», s’est alors empressé de rétorquer Donald Trump, en brandissant une photo d’un avion militaire américain rempli de personnes fuyant Kaboul, alors que les autorités talibanes reprenaient le pouvoir. Et d’ajouter : «Ces réfugiés sont venus avec des milliers d’autres personnes qui ne devraient pas être ici, et vous posez juste des questions parce que vous êtes une personne stupide».
Si les insultes et propos agressifs sont récurrents chez le milliardaire républicain, Donald Trump semble réserver une ire particulière aux journalistes, et parmi eux, aux femmes. Mercredi déjà, le président s’était emporté contre un article du New York Times qui mettait en avant son âge et les signes de fatigue, qualifiant l’auteure de «journaliste de seconde zone qui est laide extérieurement, et intérieurement».




