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Etats-Unis

Femme tuée par la police migratoire : à Minneapolis, peur et colère face à la dérive autoritaire de l’administration Trump

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La mort, mercredi 7 janvier, de Renee Nicole Good, abattue par un agent de l’ICE, a scandalisé de nombreux Américains. Et témoigne d’un pays en crise, entre propagande, militarisation et effacement de l’état de droit.

Des personnes manifestent contre le meurtre par balle de Renee Nicole Good par un agent de l'ICE, à Minneapolis, aux Etats-Unis, le 8 janvier 2026. (Tim Evans/Reuters)
Publié le 08/01/2026 à 16h52, mis à jour le 08/01/2026 à 18h33

Quand l’Etat abat l’un de ses propres citoyens en pleine rue, sous les regards et les téléphones des passants, impossible de parler d’un simple fait divers. C’est un fait de société – et, pour certains, un «moment charnière» et le signe peut-être d’un réveil politique trop longtemps différé. Mercredi 7 janvier 2026, au matin, à Minneapolis (Minnesota), une opération de la très controversée police migratoire (ICE) s’est soldée par la mort de Renee Nicole Good, 37 ans, mère de famille, tuée à bout portant dans sa voiture par un agent fédéral.

Au lendemain du drame, Minneapolis s’est réveillé ce jeudi 8 janvier dans une atmosphère lourde de colère, d’incompréhension et de tristesse. Tandis que le gouverneur appelait à la retenue et que les autorités locales, par mesure de précaution, annulaient les cours dans l’ensemble de la ville, des centaines de manifestants se sont rassemblés dès les premières heures du jour devant un bâtiment fédéral servant de quartier général aux opérations anti-migrants.

Scandant «Shame» («honte»), «No more ICE» («on ne veut plus de l’ICE») ou «Go home nazis»<

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