Menu
Libération
Folie

Gaza : Donald Trump invente le ticket d’entrée à un milliard de dollars à son Conseil de paix

Selon «Bloomberg», le président américain demande aux pays qui souhaitent un siège permanent au sein de son nouveau Conseil de la paix de sortir la machine à cash, au risque d’en être évincé dans les trois ans.

Donald Trump dans son club de Mar-a-Lago, Palm Beach, le vendredi 16 janvier. (Julia Demaree Nikhinson/AP)
Publié le 18/01/2026 à 17h32

Donald Trump promettait le «plus grand et prestigieux conseil jamais assemblé» avec son nouveau Conseil de la paix. Il n’avait pas précisé le montant que les heureux élus allaient devoir déverser pour siéger sous son égide. Ce Conseil de paix, dont la formation intègre le plan pour mettre fin à la guerre entre le Hamas et Israël soutenu par Washington, doit se pencher sur des questions telles que «le renforcement des capacités de gouvernance, les relations régionales, la reconstruction, l’attraction des investissements, le financement à grande échelle et la mobilisation des capitaux» selon la Maison Blanche.

D’après Bloomberg, qui a consulté un projet de charte, Donald Trump quémande un milliard de dollars (860 millions d’euros) pour qui veut un siège permanent au sein de son nouveau Conseil de la paix. Au risque d’en être expulsé dans les trois ans. «Chaque Etat membre exercera un mandat d’une durée maximale de trois ans à compter de l’entrée en vigueur de la présente Charte, sous réserve de renouvellement par le Président. Le mandat de trois ans ne s’appliquera pas aux Etats membres qui contribuent à hauteur de plus d’un milliard de dollars en fonds en espèces au Conseil de la paix au cours de la première année suivant l’entrée en vigueur de la Charte», selon ce projet de charte.

Des décisions soumises à l’approbation de Trump

Le pensionnaire de la Maison Blanche en serait le président inaugural et déciderait des Etats invités à en devenir membres. Un Conseil éminemment démocratique : les décisions seraient prises à la majorité, chaque Etat membre disposant d’une voix, mais les décisions resteraient in fine soumises à l’approbation… de son président. Ce qu’on imagine mal arriver,

Trump a d’ores et déjà invité le président argentin Javier Milei et le Premier ministre canadien Mark Carney, l’ex-Premier ministre britannique Tony Blair ou encore le président turc Recep Tayyip Erdogan, à son Conseil de la paix pour Gaza, chapeauté par le Conseil de la paix. Symbole s’il en est d’une composition à la main du président, fâché avec l’Union européenne : seuls ses proxys européens, l’Italienne Meloni et le Hongrois Orban, accompagnés de deux dirigeants plus europhiles, le président roumain Nicușor Dan et son homologue chypriote Nikos Christodoulides, reçu une invitation. Emmanuel Macron, Friedrich Merz, Mette Frederiksen ? Connait pas.

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique