Il exige avec acharnement la fin du conflit entre l’Ukraine et la Russie. Mais nul ne sait, au fond, ce qui anime réellement Donald Trump, médiateur autoproclamé – et jusqu’ici profondément déséquilibré – entre Moscou et Kyiv. Est-ce son désir humaniste de mettre un terme au «bain de sang» et «sauver beaucoup de vies, surtout des jeunes», comme il l’assénait fin avril ? Ou bien son admiration pour Vladimir Poutine, voire une compromission ancienne avec la Russie, et avant elle l’URSS, dont les services secrets l’avaient très tôt repéré ? Est-ce sa quête obsessionnelle du prix Nobel de la paix, afin de rejoindre le panthéon de ses quatre prédécesseurs lauréats – Theodore Roosevelt, Woodrow Wilson, Jimmy Carter et, surtout, son éternel rival honni, Barack Obama ? A moins que, plus prosaïquement – et comme souvent avec Trump – l’enjeu ne soit, au fond, que financier. «Sa seule boussole, c’est le mercantilisme absolu : il veut faire des aff
Diplomatie
Guerre en Ukraine : à quoi joue Donald Trump ?
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Alors que Zelensky défie Poutine de le rencontrer ce jeudi 15 mai à Istanbul, le président américain peine à masquer l’échec d’une médiation diplomatique entachée d’amateurisme et d’un alignement troublant sur Moscou.
Donald Trump «a sous-estimé à la fois ce que la Russie voulait vraiment – l’assujettissement complet de l’Ukraine – et la volonté d’une Ukraine fièrement indépendante de l’accepter», analyse un ancien haut diplomate. (Brendan Smialowski/AFP)
Publié le 13/05/2025 à 21h06
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