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Condamnation

ICE aux Etats-Unis : les événements à Minneapolis «violent nos valeurs les plus fondamentales», dénonce Biden

L’ex-président démocrate, discret depuis son retrait de la course à la présidentielle 2024, a fustigé les méthodes de la police de l’immigration, coupable de deux homicides dans la ville de Minneapolis ces dernières semaines.

L'ancien président Joe Biden en janvier 2025 dans le Maryland. (Allison Robbert/AFP)
Publié le 27/01/2026 à 17h24, mis à jour le 27/01/2026 à 19h02

L’ex-président américain Joe Biden a condamné ce mardi 27 janvier les événements des dernières semaines à Minneapolis et la mort de deux Américains tués par des agents fédéraux, sur fond de manifestations contre la présence de la police de l’immigration.

«La violence et la terreur n’ont pas leur place aux Etats-Unis d’Amérique, particulièrement quand c’est notre propre gouvernement qui cible des citoyens américains», a fustigé le prédécesseur démocrate de Donald Trump, affirmant que ces événements «violent nos valeurs les plus fondamentales en tant qu’Américains».

Obama et Clinton appellent au «sursaut»

Le commentaire apporté par l’ancien démocrate, qui s’astreint à une cure de silence médiatique depuis son retrait de la course à la présidentielle 2024, suivent de quelques jours ceux de Barack Obama. Dimanche 25 janvier, l’ex-président avait qualifié la mort d’Alex Pretti, un infirmier américain tué par des agents fédéraux la veille à Minneapolis, de «tragédie déchirante» et a appelé à un «sursaut» face aux «attaques» perpétrées contre les valeurs fondamentales des Etats-Unis.

«Il revient à chaque citoyen de s’élever contre l’injustice, de protéger nos libertés fondamentales, et de faire rendre des comptes à notre gouvernement», avait écrit le démocrate dans un communiqué où il fustigeait l’administration Trump, «empressée de faire escalader la situation». Après ces deux meurtres, le président comme ses affidés ont eu tôt fait de rejeter la responsabilité de la mort d’Alex Pretti et de Renee Goode sur les manifestants anti-ICE.

Le même jour, l’ex-président Bill Clinton avait dénoncé des «scènes horribles» à Minneapolis. Assurant que l’administration Trump avait «menti» au sujet des deux homicides de Pretti, l’ancien commander in chief de 1993 à 2001 avait assuré : «Il appartient à tous ceux d’entre nous qui croient en la promesse de la démocratie américaine de se lever, de s’exprimer».

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