Menu
Libération
Décryptage

«Javier est enfin libre !» : au Venezuela, les prisons commencent à se vider de leurs détenus politiques

Réservé aux abonnés

Sous pression des Etats-Unis, la présidente Delcy Rodríguez a annoncé la fermeture de l’Hélicoïde, un sinistre centre de détention, et une amnistie pour les prisonniers d’opinion. L’un des plus célèbres, Javier Tarazona, a retrouvé la liberté après près de cinq ans.

Le militant des droits humains Javier Tarazona (au centre) est accueilli par son frère (à gauche) et son avocat (à droite), après sa libération de prison, le 1er février 2026. (Federico Parra/AFP)
Publié le 02/02/2026 à 13h12

«Javier est enfin libre !» Quatre mots seulement pour annoncer la fin d’un long calvaire. Javier Tarazona, 43 ans, militant des droits humains arrêté le 2 juillet 2021 sous les accusations de «trahison» et de «terrorisme», est sorti dimanche 1er février de la terrible prison de l’Hélicoïde, à Caracas. Son frère Rafael a précisé que le premier geste de l’ex-prisonnier a été d’assister à une messe dans une église.

Vendredi 30 janvier, la cheffe de l’Etat par intérim Delcy Rodríguez avait déclaré qu’une amnistie allait permettre d’extraire des prisons tous les prisonniers politiques du pays. Une mesure qui amplifie les libérations déjà effectuées ces dernières semaines. L’ex-vice-présidente de Nicolás Maduro n’a fourni aucune donnée chiffrée, mai

Dans la même rubrique