L’«apocalypse» nucléaire pourrait-elle effrontément s’inviter dans la campagne des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, dont le compte à rebours jusqu’au 8 novembre est lancé ? En agitant, pour la première fois si nettement, le spectre d’un «Armageddon» auquel «nous n’avions plus fait face depuis Kennedy et la crise des missiles cubains» en 1962, Joe Biden s’est avancé jeudi soir à dépeindre le risque atomique attisé par l’embardée poutinienne en Ukraine comme une menace concrète, ou du moins beaucoup plus que quiconque au sein de son administration ne l’avait énoncé jusque-là.
A en croire son allocution devant un parterre pétrifié de donateurs démocrates et de journalistes, lors d’une soirée de levée de fonds à New York, le Kremlin «ne plaisante pas quand il parle de l’utilisation potentielle d’armes nucléaires tactiques ou d’armes biologiques ou chimiques, parce que son armée est, on peut le dire, significativement sous-performante. Et je ne crois pas à une capacité à [utiliser] facilement une arme nucléaire tactique sans se retrouver avec l’apocalypse».




