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Grand écart

Joe Biden fait la paix avec la marijuana en attendant l’«apocalypse» nucléaire

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Soudain plus alarmiste que jamais sur la menace nucléaire russe, le président américain a aussi annoncé jeudi une mesure de pardon qui marque un virage majeur dans la politique de répression des drogues aux Etats-Unis.

Le président américain a prononcé l’amnistie de milliers de personnes condamnées pour détention de marijuana et ouvert la voie à une dépénalisation au niveau fédéral de cette drogue dont l’usage médical a déjà été légalisé par 39 Etats. (Andrew Harnik/AP)
ParJulien Gester
correspondant à New York
Publié le 07/10/2022 à 7h27

L’«apocalypse» nucléaire pourrait-elle effrontément s’inviter dans la campagne des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, dont le compte à rebours jusqu’au 8 novembre est lancé ? En agitant, pour la première fois si nettement, le spectre d’un «Armageddon» auquel «nous n’avions plus fait face depuis Kennedy et la crise des missiles cubains» en 1962, Joe Biden s’est avancé jeudi soir à dépeindre le risque atomique attisé par l’embardée poutinienne en Ukraine comme une menace concrète, ou du moins beaucoup plus que quiconque au sein de son administration ne l’avait énoncé jusque-là.

A en croire son allocution devant un parterre pétrifié de donateurs démocrates et de journalistes, lors d’une soirée de levée de fonds à New York, le Kremlin «ne plaisante pas quand il parle de l’utilisation potentielle d’armes nucléaires tactiques ou d’armes biologiques ou chimiques, parce que son armée est, on peut le dire, significativement sous-performante. Et je ne crois pas à une capacité à [utiliser] facilement une arme nucléaire tactique sans se retrouver avec l’apocalypse».

La ligne tenue jusqu’à ces derniers jours par la Maison Blanche et son département de la Défense était certes celle d’une menace prise très au sérieux,

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