«L’information, c’est le pouvoir. Réclamez votre droit humain à la liberté d’expression. Préparez-vous.» Il y a quinze ans, l’exergue aurait pu figurer dans un manifeste de la nébuleuse Anonymous ; en 2026, elle s’affiche sur une page web intitulée «Freedom», dont l’extension «.gov» est réservée aux entités gouvernementales américaines. Déposé le 12 janvier, le nom de domaine a été enregistré par l’agence de cybersécurité des Etats-Unis, la Cisa.
Rien d’autre à voir en ligne, pour l’heure, que ces quelques phrases, en bleu ciel sur fond noir, surmontées du slogan «Freedom is coming» («La liberté arrive») et de la petite silhouette animée d’un homme sur un cheval au galop. Mais l’agence Reuters, tuyautée par des sources anonymes, affirme que Freedom.gov est un futur portail en ligne, piloté par le département d’Etat, qui «permettra aux citoyens d’Europe et d’ailleurs d’accéder à des contenus interdits par leurs gouvernements, notamment les discours haineux et la propagande terroriste».




