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La «liberté d’expression» selon Washington, une arme dirigée contre les démocraties européennes

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Depuis des mois, l’administration Trump s’emploie à pilonner la régulation des réseaux sociaux. Le département d’Etat américain préparerait désormais un portail, Freedom.gov, pour permettre «aux citoyens d’Europe et d’ailleurs» de consulter des contenus illégaux dans leur pays.

L’agence Reuters, tuyautée par des sources anonymes, affirme que Freedom.gov est un futur portail en ligne, piloté par le département d’Etat, qui «permettra aux citoyens d’Europe et d’ailleurs d’accéder à des contenus interdits par leurs gouvernements, notamment les discours haineux et la propagande terroriste». (Javier Zayas Photography/Getty Images)
Publié aujourd'hui à 17h15

«L’information, c’est le pouvoir. Réclamez votre droit humain à la liberté d’expression. Préparez-vous.» Il y a quinze ans, l’exergue aurait pu figurer dans un manifeste de la nébuleuse Anonymous ; en 2026, elle s’affiche sur une page web intitulée «Freedom», dont l’extension «.gov» est réservée aux entités gouvernementales américaines. Déposé le 12 janvier, le nom de domaine a été enregistré par l’agence de cybersécurité des Etats-Unis, la Cisa.

Rien d’autre à voir en ligne, pour l’heure, que ces quelques phrases, en bleu ciel sur fond noir, surmontées du slogan «Freedom is coming» («La liberté arrive») et de la petite silhouette animée d’un homme sur un cheval au galop. Mais l’agence Reuters, tuyautée par des sources anonymes, affirme que Freedom.gov est un futur portail en ligne, piloté par le département d’Etat, qui «permettra aux citoyens d’Europe et d’ailleurs d’accéder à des contenus interdits par leurs gouvernements, notamment les discours haineux et la propagande terroriste».

Selon l’agence de presse britannique, l’initiative est pilotée par la sous-secrétaire d’Etat à la diplomatie publique, Sarah Rogers, et associe un protégé d’Elon Musk,

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