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Interview

«La politique latino-américaine de Trump n’est pas structurée, elle relève du pilotage à vue»

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Pour le chercheur Olivier Compagnon, même si le virage à droite de plusieurs pays offre à Washington un climat favorable, les Etats-Unis ne peuvent pas contrebalancer l’influence de la Chine dans l’économie de la région.

Donald Trump et Lula, au 47e sommet de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est, à Kuala Lumpur, en Malaisie, le 26 octobre 2025. (Evelyn Hockstein/REUTERS)
Publié le 17/12/2025 à 6h45

Historien, Olivier Compagnon est professeur à l‘Institut des hautes études sur l’Amérique latine (IHEAL, université Sorbonne-Nouvelle) et membre du Centre de recherche et de documentation sur les Amériques (Creda). Il décrypte pour Libération l’évolution des relations entre les Etats-Unis et l’Amérique latine, des indépendances jusqu’à l’ère Trump.

Dans un document récent fixant la stratégie de sécurité des Etats-Unis, Donald Trump se réclame de la «doctrine Monroe» dans ses relations avec les pays d’Amérique latine. En quoi consiste cette doctrine ?

Le président James Monroe l’a formulée en décembre 1823, lors de son discours sur l’état de l’Union. Une partie était consacrée aux relations entre les Amériques et l’Europe. Le contexte était particulier : presque tous les pays d’Amérique latine avaient proclamé leur indépendance, alors qu’en Europe, l’heure était aux restaurations monarchiques. Dans les Amériques, on craignait des tentatives de rec

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